jeudi 22 novembre 2012

2012


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** Quelques heures de printemps
2012 FR / Stéphane Brizé / 1H48
Avec Vincent Lindon, Hélène Vincent, Emmanuelle Seigner...

A 48 ans, Alain est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait resurgir toute la violence des rapports chaotiques entre une mère et son fils orphelin de père. Il découvre alors que sa mère est condamnée par un cancer et qu'elle a pris des dispositions pour une mort choisie dans la dignité . Dans ces derniers mois de vie, seront-ils enfin capables de faire un pas l'un vers l'autre ?

Je l'ai vu à la télé en février 2015. Je n'ai pas beaucoup aimé. Les rapports entre mère et fils sont paroxystiques. Vincent Lindon en fait des tonnes. J'ai mieux aimé le jeu d'Hélène Vincent. Finalement c'est un documentaire sur le suicide assisté et les associations qui font la promotion de cette méthode. Ça  ne donne pas envie d'y recourir.


**** Thérèse Desqueyroux

2012 FR / Claude Miller / 1H50
avec Audrey Tautou, Gilles Lellouche, Anaïs Demoustier …
Dans les Landes, on arrange les mariages pour réunir les terrains et allier les familles. Thérèse Larroque devient Madame Desqueyroux ; mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes ne respecte pas les conventions ancrées dans la région. Pour se libérer du destin qu’on lui impose, elle tentera tout pour vivre pleinement sa vie…
C’est un beau film. Il était difficile d’adapter le roman de Mauriac en un peu moins de deux heure. Un sujet d’actualité pour la semaine de la violence faite aux femmes. On y voit aussi le prix de la liberté, bien au delà de ce que la justice humaine décide et peut être même de ce que le pardon des hommes accorde.





** L’air de rien
2012 FR / Grégory Magne, Stéphane Viard   / 1H30
Avec Michel Delpech, Grégory Montel, Fred Scotlande, Céline Milliat-Baumgartner, Martine Schambacher, Christophe Miossec
Il y a 30 ans, Michel Delpech enchaînait les tubes. Aujourd'hui, il collectionne les dettes ! Il y a 30 ans, Grégory Morel était bercé au son des succès de Michel. Aujourd'hui huissier de justice comme son père et son grand-père, il est mandaté pour le saisir. Mais Grégory ne se sent pas de confisquer les biens de l'ex-idole. Il se met en tête de l'aider à rembourser et entraîne Michel sur les routes d'une tournée un peu spéciale. Au fil des concerts et des kilomètres, Grégory et Michel vont, l'air de rien, se découvrir …

Je suis allé le voir parce que Libération avait mis trois étoiles. A première vue l’histoire est simplette, mais en y réfléchissant, elle rend compte de diverses réalités plausibles. Le plus intéressant étant que l’artiste désabusé reprend goût à la vie et que le jeune huissier qui rêvait d’être médecin se retrouve en rupture de ban…La fin est ambiguë, mais on espère qu'avec l’aide de son nouvel ami, il pourra s’en sortir.


**** Les enfants du paradis
1945 FR / Marcel Carné / 3H02
avec Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Maria Casarès…

Paris, 1828. Dans la foule qui vient s’amuser  sur le boulevard du Crime, le mime Baptiste Deburau, sauve Garance d'une erreur judiciaire. Il devient son ami, l’aime en secret mais n’ose pas se déclarer. Garance, femme libre et audacieuse,  entame une liaison avec un jeune acteur prometteur, Frédérick Lemaître, mais au fond, elle aime Baptiste. Nathalie, la fille du directeur de théatre Les Funambules, aime aussi Baptiste. Garance se trouve injustement accusée d'une tentative d'assassinat commise par son ami d’enfance Pierre François Lacenaire et se voit obligée d'accepter la protection du riche comte de Montray.

Quelques années plus tard, Baptiste, marié à Nathalie, dont il a un petit garçon de huit ans, obtient un grand succès sur les boulevards où il a fait de la pantomime un art reconnu et populaire. Frédérick a accédé lui aussi à la célébrité, et rêve de pouvoir monter Shakespeare. Garance, devenue compagne du comte, est revenue à Paris et assiste incognito à toutes les représentations de Baptiste. Lacenaire, dandy cambrioleur et un peu assassin, va voir Garance dans le bel hôtel particulier de Montray. Il en est chassé avec mépris et  jure de se venger de cette humiliation en assassinant le Comte de Montray. Garance et Baptiste se retrouvent. Après une première et unique nuit d'amour avec Baptiste, Garance cède aux supplications de Nathalie et quitte Paris.

Je l’ai revu avec Jean-Claude à la Filmothèque du Quartier Latin, dans une version reconstituée et numérisée. C’est un grand classique et finalement un beau film. Une sorte de «jeux de l’amour et du hasard» agrémenté des dialogues fulgurants de Jacques Prévert  et de la voix inimitable d’Arletty. A saluer, la prouesse technique  des spécialistes de la restauration des archives cinématographiques.


*** Argo

2012 USA / Ben Affleck / 1H59

Avec Ben Affleck, Bryan Cranston, John Goodman …
Film d’action

Le 4 novembre 1979, au summum de la révolution iranienne, des militants islamistes envahissent l’ambassade américaine de Téhéran, et prennent 52 Américains en otage. Mais au milieu du chaos, six Américains réussissent à s’échapper et à se réfugier au domicile de l’ambassadeur canadien. Sachant qu’ils seront inévitablement découverts et probablement tués, un spécialiste de "l’exfiltration" de la CIA,  Tony Mendez, monte un plan risqué visant à les faire sortir du pays…

Je l’ai vu avec des amis. C’est tiré d’une histoire vraie, dont les détails sont longtemps restés classés secret défense aux USA. Entrecoupée d’images d’archives un peu lassantes, l’action est haletante de bout en bout.

***** Forrest Gump

1994 USA/ Robert Zemeckis/ 2H20
Avec Tom Hanks, Gary Sinise, Robin Wright

Ce film relate l'histoire contemporaine mouvementée des États-Unis à travers le vécu d'un « simple d'esprit », Forrest Gump. Dans son enfance, Forrest était aussi handicapé physique et a subi une pénible rééducation. Dans le bus de ramassage scolaire il rencontre une petite fille Jenny qui sera l’amie et l’amour de sa vie. Moqué par ses camarades il a du apprendre à courir vite.  Plus tard, à l’université,  Forrest Gump sera champion de football américain. Il s’engage dans l’armée et part au Viet Nam. Rentré aux USA, il devient champion de ping-pong dans l'équipe militaire américaine. Renvoyé dans ses foyers il court sans s'arrêter pendant plus de trois  ans et devient une icône, reconverti en capitaine de crevettier, et même milliardaire malgré lui, il finira par retrouver Jenny…

Je l’ai revu en 2012 à la télé. Un film magnifique, très émouvant. Surtout les passages avec son amie Jenny. Leurs destinées se croisent et se décroisent.  Elle, dans le mouvement hippie et Black Panther, lui militaire puis véteran.



*** Dans la maison


2012 FR / François Ozon / 1H45
Avec Fabrice Luchini, Ernst Umhauer, Kristin Scott Thomas, Emmanuelle Seigner ...

Germain, prof de français désabusé, accro à la littérature,  est marié à Jane, Anglaise, qui  tient une galerie d'art contemporain . Une nouvelle rentrée des classes, il est prof principal de seconde S. Rappel des nouvelles consignes dérisoires de l'Education nationale. 
Un adolescent, Claude, fort en maths, installé au dernier rang  se détache du lot de gamins incultes quasi-analphabètes en rendant une rédaction surprenante par la qualité de l'expression et par le ton.
L’enseignant entreprend de lui donner des cours particuliers destinés à développer un potentiel littéraire très encourageant. 
Mais le disciple va rapidement échapper au contrôle du «maestro». Claude s'immisce dans la maison d'un élève de sa classe, Rapha, sélectionné parce que « normal », auquel il va donner à domicile un soutien en maths. Il observe la famille de son « meilleur ami» avec une précision d’entomologiste et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français.
Cette intrusion va déclencher une série d'événements incontrôlables…

Mes amis et moi avons bien aimé. Le scénario est original et les acteurs excellents. Sur le fond, le film traite de l’ambiguïté de la création artistique, qui oscille entre la fiction et la description du vécu. Coup de patte aux marchands d’art pour snobinards. Et, en contrepoint, deux couples, deux familles, qui rêvent, vivent, repartent ou se séparent… Les gros plans de Claude, une lueur démoniaque dans les yeux, manipulateur de personnes réelles et de personnages de fiction, sont un grand moment de cinéma..





* Les saveurs du palais

2012 FR / Christian Vincent / 1H35
Avec Catherine Frot, Jean D'ormesson, Hippolyte Girardot …

Hortense Laborie est une cuisinière réputée qui vit dans le Périgord. A sa grande surprise, le Président de la République la nomme responsable de ses repas personnels au Palais de l'Élysée. Malgré les jalousies des chefs de la cuisine centrale, Hortense s’impose avec son caractère bien trempé. L’authenticité de sa cuisine séduira rapidement le Président, mais dans les coulisses du pouvoir, les obstacles sont nombreux…

C’est gentillet. Mais les émissions culinaires qui sont légion à la télévision sont plus authentiques encore  :  « Les escapades de Jean-Luc Petitrenaud » ou « A vos régions »  sur Direct 8

Le magasin des suicides
2012 BE-CAN-FR / Patrice Leconte  / 1H25
Film d’ Animation

Imaginez une ville où les gens n’ont plus goût à rien, au point que la boutique la plus florissante est celle où on vend poisons et cordes pour se pendre.
 Mais la patronne vient d’accoucher d’un enfant qui est la joie de vivre incarnée. Au magasin des suicides, le ver est dans le fruit…

Le plus médiocre film  d’animation que j’ai vu depuis longtemps. En plus en 3D, on perd  toute la magie du dessin animé. Même pour les enfants ça ne vaut rien.


*** La part des anges
2012 UK-FR-BE-IT / Ken Loach / 1H41
Avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland …

A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, est aussi un grand amateur de whisky. Pour les occuper le week-end, il les amène visiter une distillerie. Robbie se découvre une passion pour cette liqueur écossaise et se plonge dans des livres empruntés à la bibliothèque. Il va révéler un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en un avenir nouveau, plein de promesses ? 

J’ai bien aimé. Surtout l’épisode de l’arnaque au tonneau de whisky hors d’âge qui sera vendu aux enchères 1,25 Million de £ à un américain qui n’y voit que du feu et ce qui s’en suit. Il faut le voir en VO soustitrée pour entendre la musique de l’accent des banlieues de Glasgow…


* Camille redouble
2012 FR / Noémie Lvovsky / 1H55
Avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Judith Chemla …
Camille a seize ans lorsqu’elle rencontre Eric. Ils s’aiment passionnément et Camille donne naissance à une fille…
25 ans plus tard : Eric quitte Camille pour une femme plus jeune.
Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé.
Elle a de nouveau seize ans. Elle retrouve ses parents, ses amies, son adolescence… et Eric.
Va-t-elle fuir et tenter de changer leur vie à tous deux ? Va-t-elle l’aimer à nouveau alors qu’elle connaît la fin de leur histoire ?

Je n’ai pas aimé. L’argument a déjà été traité dans d’autres films mieux réussis. Le montage est haché et je n’aime pas. La prise de vue pas terrible.

Si par hasard vous avez aimé vous pouvez lire ici la critique laudative de telerama 


* Associés contre le crime

2012 FR /Pascal Thomas / 1H44
Avec Catherine Frot, André Dussollier, Linh-Dan Pham …

Prudence et Bélisaire Beresford ont décidé de prendre un repos bien mérité. Mais une richissime héritière russe disparaît, et Prudence ne résiste pas à l’appel du mystère… Bélisaire est bien obligé de suivre sa turbulente épouse. L’enquête va les conduire sur les traces d’un mystérieux savant qui détient le secret de l’éternelle jeunesse…

Une histoire sans grand intérêt tirée d’un roman d’Agatha Christie.  J’avais vu le même genre à la télévision ( Le côteau ensoleillé). Catherine Frot en fait des tonnes et ça devient lassant. Dussolier est égal à lui même. La jolie Linh-Dan Pham apporte un peu de nouveauté dans le tableau.


*** Du vent dans les mollets
2012 FR / Carine Tardieu / 1H29

Avec  Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré
et les deux géniales petites filles Juliette Gombert et Anna Lemarchand
Prise en sandwich entre une mère qui la gave d'amour et de boulettes  et un père obsédé par son pèlerinage à Auchswitz , Rachel, 9 ans, n’est pas bien dans sa peau. Jusqu'au jour où son chemin croise à l’école celui de l’intrépide Valérie. Elles deviennent inséparables et font des tas de bétises de leur âge…jusque au jour où le destin bascule et oblige à grandir…

Bizarement la critique à la sortie de ce film n’était pas bonne. Mes amis et moi avont bien aimé surtout parce que les deux petites filles sont extra. Même si les rôles des adultes sont franchement caricaturaux (et Agnès Jaoui méconnaissable), on passe un bon moment en première lecture. En y réfléchissant, on comprend que chaque personnage renferme une part de souffrance dont il essaye de se libérer comme il peut.


** L’effrontée
1985 FR / Claude Miller / 1h36

avec Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont, Clothilde Baudon…
Rêves et premières désillusions d'une adolescente de treize printemps, maladroite et secrète. Elle va rencontrer une jeune fille de son âge, la jeune pianiste prodige Clara Bauman, qui s'apprête à donner en concert le concerto pour piano n° 2 de Mendelssohn.

Je l’ai vu en 2012 à la télévision. J’adore ce genre de bluettes et j’aime bien Charlotte Gainsbourg. Le contrepoint entre l’adolescente de milieu modeste et la pianiste qui vit dans le luxe d’une carrière internationale est intéressant.




*** Le monde sur le fil
1973 RFA / Rainer Werner Fassbinder/ 3H25
Téléfilm de science fiction (adaptation du roman Simulacron 3 de Daniel F. Galouye 1964).
A l'Institut de cybernétique et des sciences de l’avenir, un nouveau supercalculateur contient un programme de simulation d'un monde artificiel, comprenant environ 10 000 unités vivant comme des êtres humains et ayant développé une capacité de raisonnement. Toutefois, ces unités n'ont pas conscience que leur monde est seulement une simulation électronique. 
Alors qu'il était proche d'une incroyable découverte, le professeur Vollmer, qui dirige la section recherches de l'institut, est retrouvé mort dans un mystérieux accident. Son successeur, le docteur Stiller, veut en savoir plus et s’entretient avec Lause, reponsable de la sécurité de l'Institut, lorsque celui-ci disparaît subitement sans laisser aucune trace alors qu'il s'apprêtait à lui révéler le secret de Vollmer. Encore plus mystérieusement, aucun des employés ne se souvient de Lause. Stiller décide d'enquêter sur ces mystérieuses affaires…


Je l’ai vu hier sur ARTE. Il faut reconnaître qu’en dépit de la longueur ( il a été créé comme une série en 4 épisodes) on reste en haleine. L’argument a été traité de nombreuses fois : imbrication à l’infini de mondes vivants les uns dans les autres, mondes qui en principe ne se connaissent pas, avec cependant quelques passages pour les initiés. 
Il faut saluer la patte du maître Werner Fassbinder, les décors oppressants, la photographie alternée noir et blanc couleur… 



** Moonrise kingdom 
2012 USA / Wes Anderson / 1H35
avec : Bruce Willis, Edward Norton, Jared Gilman, Kara Hayward …
Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s'enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s'approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.


C’est un film charmant pour tous publics. Les deux enfants, à la fois plus mûrs que leur âge et épris de contes de fées  modernes, sont attachants. Les adultes, un peu caricaturaux,  apportent une dose d’humour déjanté qui ne nuit pas. La mise  en scène fait penser à une sorte d’Alice au pays des merveilles. Amenez y vos petits enfants de 7 à 13 ans, ça devrait leur plaire. 




Cosmopolis
2012 FR-Canada / David Cronenberg / 1H48
Avec Robert Pattinson, Juliette Binoche, Sarah Gadon …


New York est en pleine crise monétaire, les manifestations de rue bloquent Wall street. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche . Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse la circulation à Manhattan, Eric Packer a une seule obsession : se faire couper les cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée  il assiste à l’effondrement de son empire. Il sait qu’il est fini. Va-t-il se suicider ou se faire assassiner ?  Quand ? Où ?


Je l’ai vu avec des amis et personne n’a aimé. On ne comprend pas où le réalisateur veut nous amener. La limousine blindée, insonorisée, ignifugée, informatisée, qui sert de bureau mobile est probablement le symbole de ce que le monde de la finance n’a plus grand chose à voir avec le monde des humains. Les divagations paranoïaques du golden boy renforcent cette impression. 


*** Good morning England
2009 FR-RFA-UK / Richard Curtis / 2H15
Avec Tom Sturridge, Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans …


Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui, en 1966, émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage de DJ's rock and roll. La vie en mer sur ce bateau loufoque est riche en événements...


Je  l’ai vu à la télé dimanche dernier. J’adore ces films à l’humour décalé « so british ». Du coup, je viens d’acheter le DVD .



* Sea, no sex and sun
2012 FR /Christophe Turpin:/ 1H29 
Avec Fred Testot, Antoine Duléry, Julie Ferrier …

La Bretagne à Carnac-Plage au mois de Juillet.
Alex, 20 ans, saisonnier au Tennis-Club, profite de sa liberté, sort, fait des rencontres. Guillaume, 35 ans, vient en vacances avec sa femme et sa petite fille. Pierre, 50 ans, récemment divorcé, séjourne avec ses deux grands enfants et espère se rapprocher d’eux.
C’est ici qu’il ont  passé leurs meilleurs étés lorsqu’ils  étaient jeunes.
Une comédie qui se moque gentiment des hommes, éternels insatisfaits de ce qu’ils ont ... 

Ce n’est pas méchant. Une sorte de « jeux de l’amour et du hasard » avec des quadras et quinquas nostalgiques de leur adolescence,  des adolescentes qui préfèrent draguer des hommes mûrs, des adolescents qui préfèrent des filles de leur âge …   Je l’ai vu pour 3,50 € et ça ne vaut pas davantage.


**** Maman
2012 FR / Alexandra LECLERE/ 1H28
 avec Josiane Balasko, Marina Foïs, Mathilde Seigner...


Deux sœurs, à la quarantaine, voient débarquer leur mère à laquelle elles reprochent de ne pas avoir été maternelle et de les avoir empéchées de se construire comme des adultes. Les retrouvailles sont très dures et font remonter beaucoup de non-dit à la surface. Finalement les deux sœurs vont kidnapper leur mère pour essayer de s’expliquer et de se faire aimer…


J’ai trouvé ce film magnifique. Non seulement parce que les trois actrices sont parfaites, mais surtout parce que le scénario est bien fait. La réalisatrice est à la fois scénariste et dialoguiste. De plus, après la mise en bouche des retrouvailles volcaniques, le reste de l’action  se passe dans une grande unité de lieu, une sorte de huis clos à trois personnages. Allez  le voir, vous ne serez pas déçus.


P.S. Filmographie d’Alexandra Leclère : « Les soeurs fâchées (2004) « , « Le prix à payer (2007) ». Elle s’intéresse particulièrement  à la complexité des rapports humains au cœur de la famille et aux règlements de compte en milieu bourgeois .



** De rouille et d’os
2012 FR – BEL / Jacques Audiard / 1H55
avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts…


Ali se retrouve en galère avec son fils de cinq ans Sam. Il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes, caissière  dans un supermarché, qui vit avec un camionneur. Elle les héberge dans le garage de son pavillon, met son neveu à l’école et s’ occupe le soir de la famille élargie . Ali, qui a fait plusieurs années de boxe, trouve des petits boulots dans la sécurité.
A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Elle lui plaît mais tout les oppose. 
Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland.  Un jour, elle est victime d’un grave accident pendant son spectacle et on doit l’amputer des deux jambes.  Lâchée par son compagnon, elle appelle Ali à la rescousse. Quand Ali  la retrouve en fauteuil roulant, il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre...


Ce n'est pas mal, mais ça fait un peu trop « Plus belle la vie ». La rédemption du boxeur qui a un pois chiche dans le cerveau et nique tout ce qui porte une jupe courte est sympathique mais pas trop crédible. Le personnage de Stéphanie est plus réaliste. Le truquage des jambes amputées est impressionnant. 



Dark shadows
2012 USA/TimBurton/ 1H52
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter, Eva Green …


En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas fait fortune dans l’industrie de la pêche, dans la ville de Collinsport. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…


Je savais que c’était un film de vampires et je l’avais gardé pour la semaine à 3,50€. Franchement, on peut s’en passer. Même le Dracula 1992 de FF Coppola était plutôt mieux. Décidemment, en prenant du poids en dollars, beaucoup de réalisateurs deviennent lourds tout court. Il y a quelques effets spéciaux techniquement très réussis à la fin du film quand la sorcière se décompose.




** Pas de toit sans moi
2008 FR / Guy Jacques / 1H25
Téléfilm avec Antoine Duléry, Aïssa Maïga, Bernadette Lafont …
Vu sur FRANCE2 le 12mai 2012. 


Le départ de sa femme, la perte de son travail, la tyrannie de sa mère souffrant d’Alzheimer ont fait de Paul un personnage dépressif et acariâtre... Paul est sous le coup d’une injonction d’expulsion pour sous occupation  de son logement et risque de se retrouver SDF. Il prend pour bouc émissaire Ashanti, une jeune femme noire qui vit clandestinement avec ses deux enfants dans un appartement situé au dessus de chez lui... Mais Ashanti, femme de caractère et de convictions, ne se laisse pas faire. Ils concluent un marché : Paul accueillera cette famille dans son appartement et fera un mariage blanc  avec Ashanti…


J’ai bien aimé. Non pas que le scénario soit exceptionnel, mais parce que j’apprécie les films qui montrent des exemples de vivre ensemble au delà des barrières culturelles et de la remise en cause de nos habitudes. 



*** Indian palace
2012 UK / John Madden / 2H05
Avec Judi Dench, Tom Wilkinson, Maggie Smith …
Plusieurs retraités britanniques coupent toutes leurs attaches et partent s’établir en Inde, dans ce qu’ils croient être un palace au meilleur prix. Bien moins luxueux que la publicité ne le laissait entendre, cet hôtel délabré au charme indéfinissable va bouleverser leurs vies de façon inattendue…


J’ai bien aimé ce film quelque peu cyclothymique, mais ou les phases positives l’emportent. Sur un contrepoint de reportage sur l’Inde contemporaine avec le choc des cultures inter-générations, ce film est une anthologie sans surprises de nos préjugés occidentaux et des aspirations du troisième âge. Globalement  une leçon de savoir vivre ensemble plutôt sympathique.


*** Margin call
2012 USA / J. C. Chandor / 1H47
Avec  Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons …


Une sorte de docu-fiction inspiré par la crise des subprimes déclanchée par une firme spécialisée dans la gestion des actifs à risques.
Dans ce milieu, les règles internes de gestion du personnel sont claires : la société ne retient que les plus performants et vire les autres sans délai, souvent avec un gros paquet d’argent à la clé.
Les rémunérations sont très confortables et deviennent énormes quand on s’élève dans la hiérarchie. Mais il n’y a pas de vie privée. 
Quel que soit le niveau de leurs revenus, les associés ne peuvent envisager de régresser et les rares qui ont des scrupules moraux les feront taire.


Ce film est assez remarquable dans son genre. A ne pas manquer pour comprendre que le capitalisme financier est alimenté par les aspirations de Monsieur Toutlemonde. En revanche pas un mot sur l’implication du gouvernement américain qui voyait dans l’endettement des ménages une parade à la récession.

N.B. Pour en savoir plus, lisez ou relisez le conte de Brice Peer "Quatre saisons en enfer"



** Sur la piste du marsupilami
2012 FR /Alain Chabat/ 1H45
Avec Jamel Debbouze, Alain Chabat …


Un journaliste sommé de ramener un scoop est expédié en en Palombie. Avec un guide local plein de ressources, il va aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante entre la prison du palais présidentiel, la forêt amazonienne et le studio de la télévision locale…


Après bien des péripéties, je viens d’aller le voir seul. Mes amis étaient réticents. Moi j’ai passé un bon moment. Il faut retrouver son âme d’enfant. Au passage, les nombreux enfants présents dans la salle ne peuvent sans doute pas apprécier le nombreux  clins d’œil du script.
Restez jusqu’au bout et ne ratez pas un gentil bonus dans le générique de fin. 





** Le prénom
2012 FR /Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte/ 1H49
Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume de Tongquédec …
Vincent, agent immobilier  triomphant, va être père pour la première fois à quarante trois ans. Invité à dîner chez sa sœur Elisabeth et Pierre son beau-frère, intello de gauche, il y retrouve Claude, leur ami d’enfance élevé avec eux et qui fait quasiment partie de la famille. 
En attendant l’arrivée d’Anna, la jeune épouse de Vincent, éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos et déclanche toute une série de conflits ...


Bon on sait ce qu’on va voir : du théatre de boulevard porté à l’écran . Je n’avais pas vu la pièce correspondante. A mon avis, ce devait être mieux au théatre. Au cinéma, on passe un bon moment, mais ça ne vaut pas « Le dîner de cons » ou d’autres grands classiques du genre. 
Patrick Bruel, en vieillissant, en fait des tonnes. Un nouveau  venu, Guillaume de Tongquédec (qui joue Claude) apporte un peu de fraicheur. 





*** Mar a dentro
2005 ESP - Alejandro Amenabar - 2H05
avec Javier Bardem


Je viens de le revoir sur ARTE. C'est vraiment un très beau film, à mon avis de bout en bout. C'est bizarre que certains critiques aient émis quelques réserves. Ceux qui ne l'ont pas vu devraient essayer de le voir en VOD ou autrement.


*** 38 témoins
2012 FR / Lucas Belvaux / 1H 44
Avec Yvan Attal, Sophie Quinton, Nicole Garcia …

Alors qu'elle rentre d'un voyage professionnel en Chine, Louise découvre que sa rue a été le théâtre d'un assassinat. Aucun témoin, tout le monde dormait, paraît-il.
Pierre, son mari, travaillait. Il était en mer, paraît-il…
La police enquête, la presse aussi. On sent comme un malaise.
Mais une nuit, Louise rêve que Pierre lui parle dans son sommeil. 
Qu'il lui parle longuement. Lui qui, d'habitude, parle si peu…

Au fond, ce film traite de deux thèmes sans rapport obligé entre eux. D’une part, la lâcheté humaine et le besoin de se justifier de nos lacunes. D’autre part le pouvoir des médias qui interfère avec le déroulement de la Justice. Il y a des dégâts collatéraux.

Le récit est volontairement schématisé, selon les procédés de la tragédie grecque. Globalement, c'est un bon film.


**Le fils du marchand d’olives
2012 FR / Mathieu Zeitindjioglou / 1H17
Avec Anna Zeitindjioglou, Jean-Claude Dreyfus

Pour leur voyage de noce, Mathieu et Anna sont partis en Turquie, caméra au poing, pour enquêter sur Garabed, le grand père arménien de Mathieu, qui a échappé au génocide de 1915. Un road trip à travers le pays, marqué par des rencontres, mêlant animation, film d’investigation et documentaire historique pour rapporter la vision actuelle des Turcs sur la tragédie de 1915.

C’est un film intéressant, qui montre comment un Etat arrive en une centaine d’années à effacer compètement dans la mémoire de ses ressortissants un épisode peu reluisant de son histoire. En l’occurrence la riposte disproportionnée à des actions sporadiques, mais sûrement subversives et terroristes, d’opposants arméniens.
Ne nous hâtons pas de jeter la pierre à la Turquie, car notre propre histoire a aussi ses zones d’ombre et ses techniques de désinformation.



** Mince alors !
2012 FR / Charlotte De Turckheim /1H40
Avec Victoria Abril, Lola Dewaere, Catherine Hosmalin
Nina est jeune, jolie et gentiment bien en chair. Malheureusement son mari Gaspard n’aime que les femmes très minces… Surtout depuis qu’ils se sont installés à Paris pour monter une ligne de maillot de bain ultra pointue. Pour tenter de le séduire à nouveau, Nina accepte à contrecœur le cadeau qu'il lui offre : une cure d’amaigrissement à Brides-les-Bains. 
Là-bas, elle va faire la connaissance de Sophie, une avocate marseillaise qui contrôle  tout , son corps comme ses sentiments, et Emilie, une mère de famille franchement obèse qui clame partout que « Big is beautiful » alors que sa vie sexuelle  est à l’arrêt, et que son poids commence à la mettre en danger. La rencontre de ces trois personnalités va déclencher une remise en cause générale…

J’y ai entraîné des amis parce que la bande annonce, pleine de répliques insolentes, m’avait séduit.  Sur ce plan là, on passe un bon moment. Cependant, nous avons trouvé que le scénario comportait des longueurs, voire des personnages superflus ( le petit garçon obèse et sa monitrice). Bref à vouloir généraliser le sujet de l’obésité,  Charlotte s’est peut-être un peu   gonflé la tête.



*** Le fils de l’autre
2012 FR / Lorraine Levy  / 1H45
Avec  Emmanuelle Devos, Areen Omari, Pascal Elbé, Jules Sitruk …
Alors qu’il s’apprête à intégrer l’armée israélienne pour effectuer son service militaire, Joseph découvre qu’il n’est pas le fils biologique de ses parents et qu’il a été échangé à la naissance avec Yacine, l’enfant d’une famille palestinienne de Cisjordanie. La vie de ces deux familles est brutalement bouleversée par cette révélation qui les amène à reconsidérer leurs identités respectives, leurs valeurs et leurs convictions...

C’est un beau film qui traite d’une grande question de société : pour quelle part sommes-nous le résultat de notre hérédité et pour quelle part celui de l'éducation puis de  la construction individuelle ? Le cadre du conflit israëlo-palestinien sert de caisse de résonance à une situation au départ dramatique. Mais peu à peu, chacun à son rythme, des solutions individuelles  apaisées vont être trouvées.
Le scénario et les dialogues sont très bien et Emmanuelle Devos est une grande actrice.
A force de solutions individuelles, peut-être arrivera-t-on enfin à une situation globale plus respectueuse de tous.



** Les nouveaux chiens de  garde
2011 FR /Gilles Balbastre, Yannick Kergoat/ 1H44
Avec Arlette Chabot, Laurence Ferrari, David Pujadas …
Genre Documentaire
Les médias se proclament "contre-pouvoir". Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait « LES CHIENS DE GARDE» pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi.
Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. 

C’est une charge, probablement méritée, contre les leaders d’opinion en tout genre, unis par leur formation supérieure, leur origine sociale, leurs codes, leurs clubs… et des niveaux de revenus cumulés hors du commun.
Le seul problème, c’est qu’on ne voit pas bien ce que seraient les alternatives. Probablement libertarisme et anarchie. Finalement, comme on l’a bien vu dans toutes les révolutions du XXème siècle, après une période de terreur, simple remplacement d’une nomenklatura par une autre.
Ceci étant dit, sur le plan du cinéma pur et de la critique vitriolée, c’est extra.


2 days in New York
2012 FR / Julie Delpy / 1H35
Avec Julie Delpy, Chris Rock, Albert Delpy …
Marion,  photographe française installée à New York, où elle vit avec Mingus, newyorker  bon teint, journaliste de radio. Le couple est très amoureux ; ils élèvent les deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures.. 
Marion prépare une exposition. Son père, sa sœur et son compagnon (qui est en fait l’ex de Marion) débarquent à New York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d’artifice entre Mingus plutôt calme, Marion disjonctée sur les bords, le père qui ne parle pas un mot d’anglais, la sœur allumée et branchée problèmes freudiens, le petit ami pas très clair… 

Je n’ai pas aimé du tout. Essentiellement parce que les personnages sont très caricaturaux et malheureusement donnent une image dégradante du Français : hommes lubriques, femmes nymphomanes, tous grossiers et sans gêne.


** Inside man - L’homme de l’intérieur
2005 USA / Spike Lee / 2H20
Avec Clive Owen, Chiwetel Ejiofor, Denzel Washington, Jodie Foster …
Un commando de quatre hommes en combinaison de peintres, masqués et gantés, braque la Manhattan Trust Bank. Ils obligent les clients et les employés pris en otages à revêtir la même combinaison que les malfaiteurs. Le négociateur de la police et son équipier arrivent sur les lieux et commencent les pourparlers. Mais dans le même temps, Arthur Case, le dirigeant- fondateur de la banque, engage Madeleine White, une  négociatrice de niveau international…

Je l’ai vu à la télé en 2012. Totalement différent du Mad City 1997 de Costa-Gavras. Ici l’intérêt porte sur la méthode du hold-up avec prise d’otages. Le reste de l’intrique est plus classique, mais avec quelques trouvailles. Au global, c’est assez captivant.



*** Albert Nobbs
2012 UK-Irlande / Rodrigo Garcia   / 1H57
Avec Glenn Close, Mia Wasikowska , Aaron Johnson, Janet Mc Teer …
Au XIXème siècle, dans l’Irlande en proie à de terribles difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d’Albert Nobbs, en tant que majordome.

J’ai fait l’effort d’aller le voir à Meudon et je ne le regrette pas une seconde.C’est un tès beau film dans la même veine que «Vestiges du jour » de James Ivory  avec Anthony Hopkins et Emma Thomson . Le grimage et la prestation de Glenn Close en majordome sont extraordinaires. Janet Mc Teer dans le rôle du peintre mérite aussi une mention.


*** El Chino
2012 ESP-ARG / Sebastián Borensztein  /1H40
Ricardo Darin, Ignacio Huang, Muriel Santa Ana …
L'histoire insolite d'un Argentin et d'un Chinois réunis par une vache tombée du ciel !
Jun, jeune Chinois de 25 ans, débarque en Argentine. Perdu et ne parlant pas un mot d'espagnol, il tombe sur Roberto, quincaillier maniaque et célibataire grincheux, qui le recueille sans enthousiasme. Ce grain de sable dans la vie très réglée de Roberto va peu à peu le conduire, de situations absurdes en drôles de coïncidences, à changer imperceptiblement de conduite...

C’est un beau film, plein de sensibilité. Allez le voir, vous ne serez pas déçus.

*** Cloclo
FR 2012 / Florent Emilio Siri   / 2H28
Avec Jérémie Renier, Benoît Magimel, Monica Scattini …

Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…
Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

Claude François est né en Egypte d’un père français, administateur du Canal de Suez, psychorigide et d’une mère italienne protectrice, grande organisatrice de fêtes et  joueuse invétérée. Au travers de la biographie, fort bien faite est très intéressante, on retrouve la relation parents/enfants qui se mélange avec la soif de monter en haut de l’affiche et de s’y maintenir.
Dommage que le film soit un peu long.  



* Comme un chef
FR 2012 / Daniel Cohen/ 1H25
Avec Michaël Youn, Jean Reno …

Jacky Bonnot, 32 ans, amateur de grande cuisine, au talent certain, rêve de succès et de grand restaurant. La situation financière de son couple le contraint cependant d'accepter des petits boulots de cuistot qu'il n'arrive pas à conserver. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'Alexandre Lagarde, grand chef étoilé dont la situation confortable est mise en danger par le groupe financier propriétaire de ses restaurants...

Je suis allé le voir parce que j’avais assisté aux prises de vue de certaines scènes tournées dans mon quartier. C’est un film sans prétention plutôt distrayant. Ne pas en attendre autre chose.

* Nobody knows
2004 JAP/ Hrozaku Koreeda/ 2H25
Vu à la télé en 2012.Drame sur fond de crise économique.
Il faut aimer le cinéma japonais. Voir des détails ici.

*** Mad city
1997 USA / Costa-Gavras / 2H10
Je l’ai vu à la télé en 2012. Le sommet des films de prise d’otage . Critique vitriolée des mœurs de la sphère médiatique . Magistrale leçon de manipulation de l’opinion publique. Voir le détail ici.

Portrait au crépuscule 
2012 RUSSE /Angelina Nikonova / 1 H 45
avec Olga Dihovichnaya,

Marina, une jeune femme issue de la nouvelle bourgeoisie russe, sort d’un rendez-vous avec son amant et revient à pied vers son appartement. Sur le trajet elle est victime d’un vol à l’arraché. Sans argent, ni papiers, ni téléphone, elle se trouve happée par trois policiers en bordée qui la violent avant de l’abandonner sur le bas coté de la route. Finalement secourue par un jogger et ramenée chez elle, la jeune femme, psychologue dans un service social pour enfants mal traités, cache le drame mais conserve le traumatisme. 
La soirée d’anniversaire que son mari lui a organisée par surprise tourne court lorsqu’elle commence à dénoncer toutes les hypocrisies et coucheries de leur entourage, y compris les siennes. 
Elle se met en tête de retrouver l’un des policiers qui l’ont agressée. Démarche a priori vengeresse, qui se mue paradoxalement en un acte, l’amenant à se mêler de la vie de son bourreau …

Je l’ai vu avec un couple d’amis qui avaient lu la  critique assez flatteuse publiée dans le journal La Croix .
La jeune réalisatrice nous montre une société en décadence accélérée, d’où le titre.
Pour mon goût, il y a beaucoup trop de scènes de cul ; à ce rythme la démographie de la Russie devrait s’améliorer sous peu. Dans une lecture au 4ème degré on peut y voir la mise en œuvre du précepte du Christ : rendez le bien pour le mal et aimez vos ennemis. Sauf que aimez est ici largement transposé sur le plan sexuel. La presse catholique a toujours été indulgente avec  ce genre de métaphore (cf le film Théorème de Pasolini).
On peut s’abstenir.

P.S. J’ai lu depuis que dans le fond de l’âme russe, le sens du sacrifice est très important et que le sacrifice parfait implique que la victime soit consentante et même joyeuse d’avoir été choisie. Le thème est traité par de nombreux auteurs : Dostoievsky, Gorki  etc . Ceci étant dit, je  ne modifie pas mon commentaire ci dessus.








** Mauvaise foi
2006 FR/ / Roschdy Zem / 1H28
Avec Roschdy Zem, Cécile de France, Jean Pierre Cassel …

vu à la télé voir le blog de 2006


** Hugo Cabret

 2011 USA / Martin Scorsese/  2H08
Avec : Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Asa Butterfield …

Au début des années 30, un orphelin de douze ans, Hugo, vit avec son oncle un poivrot chargé de l’entretien des horloges d’une grande gare parisienne. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate qu’il s’acharne à réparer mais dont il manque la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. Il a des problèmes avec le vieux Monsieur Georges, qui tient une échoppe de réparation de jouets, et avec le vigile de la gare, mutilé de la guerre de 14-18. Il se lie avec Isabelle la petite fille du marchand de jouets …

On se demande pourquoi Martin Scorcese a réalisé ce genre de film. Un hommage à Georges Méliès, l’inventeur des trucages au cinéma, mélangé à une vision très américaine (et honteusement caricaturale) du Paris romantique des années 30. Le tout assez répétitif. En revanche les effets spéciaux (tournés en 3D) sont époustouflants, en particulier le long travelling du début . Je ne doute pas que ce film obtienne une moisson d’OSCARS.
A voir de préférence avant les repas sous peine de somnolence.


** La dame de fer 
2012 UK-FR/ Phyllida Lloyd / 1H44
Avec Meryl Streep, Jim Broadbent, Susan Brown …

Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990), autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons politiques  subies, elle a exercé le pouvoir avec le soutien constant de son mari Denis décédé en 2003 , et a réussi à se faire respecter en abolissant toutes les barrières liées à son sexe et à son origine sociale. Entre passé et présent, ce parcours intime est un nouveau combat pour cette femme aussi bien adulée que détestée.

La critique est très partagée, les uns trouvent que le film  ne témoigne pas ou mal des années Thatcher et du thatchérisme et qu’il insiste trop sur les troubles  cérébraux dus à la vieillesse plutôt que sur l'action d'un ex-premier ministre extraordinaire.
Personnellement j’ai trouvé que c’était assez émouvant. Enfin des puissants qui ont su conserver toute leur vie  la stabilité et la confiance entre époux.




*** Une bouteille à la mer
2012 /  Thierry Binisti / 1H39
Avec : Agathe Bonitzer, Mahmoud Shalaby, Hiam Abbass…

Jeune française juive installée à Jérusalem avec sa famille, Tal 15 ans est à l’âge du premier amour, première cigarette, premier piercing. Et premier attentat, aussi. Après l'explosion d'un kamikaze dans un café de son quartier, elle écrit une lettre où elle exprime ses interrogations et son refus d'admettre que seule la haine peut régner entre les deux peuples. Elle glisse la lettre dans une bouteille qu'elle confie à son frère pour qu'il la jette à la mer, près de Gaza, où il fait son service militaire.
Quelques semaines plus tard, Tal reçoit une réponse par e-mail. Peu à peu un dialogue par courrier électronique se développe entre elle et un jeune palestinien Naïm …

J’ai bien aimé ce film. Le conflit israelo-palestinien nous a déjà malheureusement été montré abondamment, mais cette fois ci il y a une petite lueur d’espoir au milieu de toutes ces souffrances. Deux adolescents, muris par les épreuves dans lesquelles ils sont obligés de vivre, nous offrent l'élan de leur jeunesse, leur envie d'ouverture sur le monde, et font le charme de ce film.
Le scenario est tiré du livre éponyme de Valérie Zennati . Merci à l’écrivain  et au réalisateur du film. Ils ont su montrer ce qui rapproche sans occulter ce qui divise. Bienheureux les artisans de paix …

** La vie d’une autre 
2012 FR-BE-LUX/ Sylvie Testud/ 1H37
Avec Juliette Binoche, Mathieu Kassovitz, Aure Atika …

Marie, 40 ans, se réveille un beau matin, partiellement amnésique. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle essaye de reprendre le cours de sa vie antériere, une brillante carrière de femme dirigeante, un jeune fils de 10 ans, un mari Paul, talentueux créateur de bandes dessinées, très occupé aussi . Elle comprend rapidement  que l’histoire d’amour  entamée dans sa jeunesse avec Paul, en fait se termine. Elle fait face et cherche à  reconquérir l’homme de sa vie.


J’ai eu du mal à trouver un synopsis cohérent sur internet. Les uns disent que c’est un rêve prémonitoire,  les autres, dont je suis, pensent que c’est un trou de mémoire qui porte sur les quinze dernières années. Là encore les méfaits du montage non chronologique sont palpables.
En résumé c'est l’histoire, somme toute banale, d’une business woman qui réussit sa carrière et ruine son mariage.
Arrêtons nous sur la morale de cette fable, chacun peut faire un break pour remettre en cause ce qu’il a fait de sa vie avec ses multiples facettes. Considérant le standing des bureaux, des maisons et appartements qui sont montrés dans ce film, cette introspection paraît réservée aux gens fortunés.  Il semble que les femmes apprécient ce film plus que les hommes.



** Detachment
 2012 USA / Tony Kaye / 1H37
avec Adrien Brody, Marcia Gay Harden, James Caan …


Henry Barthes, célibataire, est professeur remplaçant. Sa vie privée est trite. Il visite son grand-père sénile  hospitalisé qui n’en finit pas d’agoniser dans un mouroir. Il se souvient de sa petite enfance quand sa mère s’est suicidée en avalant des somnifères…  
Pour échapper à tout ça, il a choisi le dévouement dans l’impermanence. Ne pas s’attacher. Et pourtant il a choisi son métier en révant de changer le monde. Il porte secours à une mineure droguée prostituée qu’il héberge temporairement chez lui et essaye de convertir à plus de respect de son corps.
               Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Après les insultes des jeunes caïds en salle de cours et les inévitables  clichés sur le sens des mots et les pôles d’intérêt de cette jeunesse, il arrive à transmettre quelques valeurs. Peu à peu il arrive à se faire apprécier, mais déjà vient le terme de son contrat...

Tout va recommencer, à moins que …

La critique est très mauvaise. Mes amis n’ont pas aimé. Personnellement je suis moins sévère. C’est vrai que c’est un Nième film sur le sujet et que le parti pris de montage non linéaire avec abondance de flashbacks est fastidieux. Mais après tout, qu’elles ont encombrées nos propres vies de tous les jours, que de soucis, que de difficultés à affronter. Nous sommes poursuivis par les vicissitudes, talonnés par les urgences, rappelés par nos propres promesses non tenues.




** Les descendants
2012 USA/ Alexander Payne/1H50
 Avec : George Clooney , Judy Greer , Robert Forster

Matt King, lointain descendant d’un pionnier anglais qui avait épousé une princesse de Hawaii, dirige un cabinet d’avocats . Il est aussi le fideicommis  du trust  qui détient  les terres familiales, dernières plages tropicales vierges des îles, héritées des ancêtres hawaiiens. Mais la loi des Etats-Unis va changer dans sept ans. Une partie de la famille souhaite vendre avant à un promoteur immobilier.


On découvre peu à peu que sa vie personnelle vient d’être bouleversée. Sa femme Joanna est dans le coma suite à un accident de bateau de course. Mat essaye de faire face. Mais ses relations avec leurs deux filles sont difficiles. Scottie, dix ans, est insolente et exige une attention constante ; Alex, dix-sept ans a fait un peu de tout, y compris une cure de désintoxication, et est en pension dans une autre île. Matt va la chercher.


Joanna avait rédigé un testament pour régler sa fin de vie. Conformément à son souhait, les appareils qui la maintiennent en survie seront débranchés. Matt doit prévenir ses amis et et ses nombreux cousins afin qu'ils puissent la voir une dernière fois.
Ce faisant, Matt découvre que Joanna avait une aventure. En proie à des émotions contradictoires, Matt part alors à la recherche de l'amant de sa femme avec Scottie, Alex et son  copain Rob … 

Ce n’est pas mal, surtout parce que Geoges Clooney est toujours sympathique. Les divers rebondissements au cours de la recherche de l’amant, sur fond de spéculation immobilière, maintiennent le suspense. Les descendants ont des statuts sociaux divers mais se la coulent douce et sont en moyenne plutôt adipeux. Finalement on a droit a une fin morale : Matt prendra conscience que la principale préoccupation dans la vie est de reconstruire sa famille…



*** Parlez moi  de vous
2012 FR /  Pierre Pinaud /1H29
avec  Karine Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin…
À 40 ans, Mélina est animatrice vedette à Radio France. La nuit à l'antenne elle répond aux questions d’auditeurs et résout leurs problèmes affectifs voire sexuels avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage. Dans la vie, elle habite dans les beaux quartiers de Paris et évite tout contact avec les autres en vivant  comme une vieille fille. 
Partie à la recherche d'une mère qu'elle n'a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d'une famille nombreuse dans une banlieue déshéritée . Elle décide de se rapprocher d'elle, incognito.

La critique est mitigée, et à mon avis c’est dommage. Le scénario est intéressant. Il montre les conséquences d’un choc affectif dans la petite enfance et les difficultés à se constuire une personnalité adulte « normale.  Le grand écart entre le comportement dans la vie professionnelle et la vie privée. Névrose et schizophrénie légère. Au deuxième degré, on voit qu’il est plus facile de donner de bons conseils aux autres que de les mettre en œuvre pour soi-même.



** Et si on vivait tous ensemble ?
2012 FR-RFA / Stéphane Robelin / 1H36
Avec Jane Fonda, Pierre Richard, Geraldine Chaplin ,  Claude Rich, Guy Bedos …
Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de 40 ans. Alors quand la mémoire flanche, quand le cœur s’emballe et que le spectre de la maison de retraite pointe son nez, ils se rebellent et décident de vivre tous ensemble.
Le projet paraît fou mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté... à 75 ans !

Sans être enthousiasmant, ce n’est pas mauvais. Il ne faudrait pas qu’on nous en fasse trop du même genre en ciblant un public en croissance. C'est gentillet, mais on ne nous épargne aucun détail sur la sexualité du quatrième âge.

*** J.Edgar
2012 USA / Clint Eastwood / 2H15
Avec Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie Hammer …
Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover, rénovateur du FBI qu’il a dirigé pendant 48 ans .
Arrivé à la fin de sa vie, mais toujours à la tête du FBI, J. Edgar Hoover dicte ses mémoires à de jeunes agents chargés de les mettre en forme. Il se remémore son parcours, en commençant par l'éducation que lui a donné de sa mère omniprésente. Il explique comment il a voulu créer un bureau fédéral d'investigation pour contrer tous ceux qui pouvaient  qui menaçer  le gouvernement et les Américains. Il lui a fallu batailler  ferme contre le Congrès pour être financé, avoir des effectifs et des locaux, etc. 
Hoover a pu compter sur le soutien sans faille de sa secrétaire Helen Gandy et surtout de son « bras droit » Clyde Tolson, avec qui il a des relations extra-professionnelles.

En dépit de la longueur, je ne me suis pas trop endormi. Le montage moderne avec abondance de retours en arrière ne facilite pas la compréhension fine. J’ai trouvé que Léonardo di Caprio avec ses maquillages multiples prenait dignement  la relève de Marlon Brando dans « le Parrain », mais j’étais le seul de cet avis.

         Voir aussi  sur le même sujet (vu à la télé en 2014)
 *** La malédiction d'Edgar  (téléfilm)
2013 FR/ Marc Dugain/ 1H35


** Bruegel, le moulin et la croix 
2012 POL-SUEDE / Lech Majewski/ 1H32

Année 1564, alors que les Flandres subissent l’occupation brutale des Espagnols, Pieter Bruegel l’Ancien, achève son chef d’œuvre "Le Portement de la croix", où derrière la Passion du Christ, on peut lire la chronique tourmentée d’un pays en plein chaos. 
Le film plonge le spectateur dans le tableau et suit le parcours d’une douzaine de personnages au temps des guerres de religions. Leurs histoires s’entrelacent dans de vastes paysages peuplés de villageois et de cavaliers rouges. Parmi eux Bruegel lui-même, et divers  amis  de la bourgeoisie flammande. 

Ce film est esthétiquement très bien fait. Sur le fond, comme dit Jean-Claude, il faut y voir une rêverie à l’intérieur de la peinture, mais parfois le rêve s’égare sur des chemins insoupçonnés. Souvent le symbolisme est laissé à la libre interprétation du spectateur. Intéressant, mais hyper réalistes s’abstenir.


* Le Havre
2012 FL-RFA-FR / Aki Olavi Aki Kaurismäki /1H33
avec André Wilms, Jean-Pierre Darroussin, Kati Outinen...

Marcel Marx, ex-écrivain bohème, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il mène une vie tranquille  dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire…

Je l’ai vu dans le cadre de la promotion de bonne année à 4,90 € . Sans dire que c’est mauvais, honnêtement ça ne vaut pas plus. Trop de bons sentiments. Et puis le métier de cireur de bottes façon USA années 30 existe-t-il de nos jours au Havre ?  Le cireur parle comme un professeur de philosophie avec un accent châtié. L’auteur voulait sans doute nous faire comprendre que  n’est pas prolo qui veut.

dimanche 23 septembre 2012

lundi 4 avril 2011

2011

Je reste seul depuis le 29 décembre 2010 pour continuer ce blog à la demande de nos amis.


**** The Lady
2011 FR-UK / Luc Besson /2H25
Avec Michelle Yeoh, David Thewlis, Jonathan Raggett, etc
Une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, lecteur en Histoire de l’Asie à Oxford, et de sa femme, Aung San Suu Kyi. Aung San  est la fille du général Aung San qui a négocié l’indépendance de la Birmanie et a été assassiné quand elle avait deux ans. A 43 ans elle sacrifiera son bonheur personnel pour tenter d’améliorer le sort de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie les deux époux, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. 
"The Lady" est aussi l’histoire d’une femme d’exception devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.

Bien que le film soit long, on reste captivé surtout quand on sait que c’est une histoire vraie.
Les deux acteurs principaux sont remarquables en particulier Michelle Yeoh dont c’est l’un des meilleurs rôles. Allez le voir vous ne serez pas déçus.

** Carnage
2011 EUR / Roman Polansky /1H20
avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly, etc
Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la « victime » demandent à s'expliquer avec les parents du « coupable ». Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Chacun des couples remettant en question la manière dont il élève sa progéniture. Où s'arrêtera le carnage ? 

Carnage est une adaptation de la pièce de Yasmina Reza . La transposition au cinéma n’apporte pas grand intérêt à ce sujet qui perd de sa crédibilité dans son outrance en huis-clos. Polanski aurait du faire une fin plus sanglante. Bonne performance des acteurs.


** Hollywoo
2011 FR / Frédéric Berthe, Pascal Serieis /1H 47
Avec Florence Foresti, Jamel Debbouze, etc
Jeanne est la « voix » française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès. Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de revenir sur les plateaux de tournage…
Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde luxueux mais compliqué de Hollywood.

C’est un film distrayant. La satire des mœurs d’Hollywood n’est pas nouvelle, mais grâce à l’excellente prestation de Florence Floresti on passe un bon moment.


**** Toutes nos envies
FR 2011 / Philippe Lioret / 1H47
 Avec : Vincent Lindon , Marie Gillain , Amandine Dewasmes ...
Claire, mariée deux enfants, est une juge fraîchement diplômée. Elle s'occupe d'affaires de surendettement. Un jour comparaît devant elle Céline, divorcée qui élève seule deux enfants. Les enfants sont dans la même école. Claire, qui découvre la situation précaire de Céline, tente de gagner du temps pour lui permettre de se rétablir un peu.. Désavouée par sa hiérarchie, Claire fait appel à un collègue, Stéphane, un juge confirmé mais désabusé. Elle le convainc de l’aider. Les deux juges cherchent une stratégie qui permettrait de l'emporter en appel et en cassation contre les attaques sans pitié des sociétés de crédit et de leurs avocats. 
En attendant, Claire, soutenue par son mari compréhensif, recueille chez elle Céline et ses enfants. 
Dans le même temps, la jeune juge apprend qu'elle est atteinte d'une tumeur incurable au cerveau. La conjonction de ces deux malheurs, celui, diffus et collectif, de la pauvreté, et celui, circonscrit et imparable, de la maladie qui frappe Claire entraine toutes sortes de réactions…

Comme on peut le penser, ce film a pour moi un retentissement particulier.
Même si ce n’est pas le thème principal du film, la question des traitements pénibles et coûteux pour prolonger de peu de mois une issue inéluctable est abordée sous ses divers aspects.
Le thème principal est en fait celui du divorce entre la loi, qui est censée défendre l’intérêt général, et la compassion, qui vient en aide aux individus. Passons sur le coté un peu invraisemblable des situations, sévèrement relevé par les critiques professionnels. Je ne retiens que les exemples des actes de certains protagonistes pour essayer d’aboutir à des situations plus humaines. Une belle histoire.



Les neiges du Kilimandjaro
FR 2011/ Robert Guédiguian /1H47
Avec : Ariane Ascaride , Gérard Meylan , Jean-Pierre Darroussin ...

Bien qu'ayant perdu son travail au chantier du port de Marseille, Michel vit heureux avec son épouse Marie-Claire. Une petite communauté avec son meilleur ami, qui est devenu son beau-frère, leurs enfants et petits -enfants. Ils donnent une fête pour leurs 40 ans de mariage et parmi les cadeaux reçoivent un coffret contenant deux billets d’avion et de l’argent pour un séjour au pied du Kilimandjaro, vieux rêve de Marie-Claire. Ce bonheur est gravement perturbé après le saucissonnage par deux hommes armés et masqués qui les molestent et s'enfuient avec un butin assez particulier  et les cartes de crédit.
Par hasard, Michel découvre que cette brutale agression a été organisée par l'un des leurs, un des jeunes ouvriers licenciés en même temps que lui... Mais Michel et Marie-Claire vont peu à peu s'apercevoir que ce dernier n'a agi que par nécessité…

Je n’avais pas envie d’aller voir ce film. En fait c’est plutôt mieux que je ne pensais, dans le genre de la série «Plus belle la vie ». Les acteurs sont excellents.
Sur le fond, on explore les thèmes de la volonté d’agir selon ses principes et selon son caractère primaire ou secondaire. Egalement la différence de vision de l’autre selon les générations. Au total l’accumulation de bons sentiments qui passent à l’action rend le récit peu réaliste, mais il en reste un catalogue de ce que nous pourrions faire à autrui et que nous ne faisons pas toujours.




** Les aventures de Tintin - Le secret de la licorne
USA 2011/ Steven Spielberg/ 1H43
Tintin, notre intrépide reporter, son fidèle compagnon Milou et son inséparable ami le Capitaine Haddock partent à la recherche d’un trésor englouti avec l’épave du trois-mâts “la Licorne”, commandé autrefois par un ancêtre du Capitaine Haddock. Mais l'abominable Sacharine interfère ...

Librement inspiré de l’album d’Hergé arrangé à la sauce Spielberg. Ce n’est pas un film d’animation mais des acteurs grimés avec des postiches ou  des têtes en latex
Les effets spéciaux sont époustouflants.

P.S. Mon gendre, qui est un spécialiste, m'a dit que ce ne sont pas des masques en latex, mais que tout étant filmé en numérique en 3D, on peut, par un traitement mathématique de l'information, déformer chaque image et obtenir le film tel qu'il sera projeté.


*** Mon pire cauchemar
FR 2011/ Anne fontaine/ 1h43
avec Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde, André Dussollier, Virginie Efira …
Elle habite avec son fils et son compagnon en face du Luxembourg... Il habite seul avec son fils à l’arrière d’une camionnette. Elle dirige une prestigieuse fondation d’art contemporain... Il vit de petits boulots et d’allocations. Elle a bac + 7... Il a failli faire 7 ans de prison. Elle tutoie le ministre de la culture ... Il tutoie toutes les bouteilles d’alcool qu’il rencontre. Bref, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais leurs enfants, eux, sont inséparables... Ils finiront par comprendre pourquoi...

J’ai bien aimé ce film au scénario improbable. On s’amuse bien. Les acteurs sont excellents comme d’habitude. Remarquez au final une jubilatoire mise en boite des bobos parisiens et du soit disant art contemporain.


**  * Polisse
2011 FR/ Maïwenn/ 2H14
Avec Karin Viard, Joey Starr, Marina Foïs …

Les policiers de la brigade des mineurs de Paris luttent contre les innombrables vicissitudes subies par les enfants : traque de pédophiles, appréhensions de parents soupçonnés de maltraitance avec témoignages d'enfants à l'appui, suivi d'adolescents pickpockets ou en dérive sexuelle. Plongés dans cet univers délétère, ces policiers tentent d'accorder leur dur labeur quotidien avec leur vie privée. Une jeune photographe est envoyée faire un reportage photo dans l'unité en charge des affaires de mœurs.

Autant que je puisse comprendre, ce film se veut un témoignage sur le difficile métier de la brigade des mineurs. On ne nous épargne aucune déviance d’adulte, ni la banalisation du sexe sur les médias qui casse le sens de la dignité individuelle de très jeunes adolescents.
Savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Il y a de nombreux policiers femmes, à la pause déjeuner on se raconte ses problèmes de couple. On se chamaille mais on s’entraide. Ceci étant, la réalisatrice a choisi de montrer une équipe de police majoritairement composée de caractériels. Où est la poule, où est l’œuf ? A chacun de conclure.
P.S. Mes amis ont trouvé que j'étais trop critique envers ce film. Je reconnais avec eux que les actrices sont remarquables. Ils m'ont convaincu d'ajouter une troisième étoile.



** La Source des femmes
2011 FR/ Radu Mihaileanu/2H15
Avec Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Biyouna …

Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. En plus de leurs tâches de mères et de ménagères, les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Les hommes, pour la plupart, méditent au soleil. 
Leila, originaire d'un autre village et jeune mariée à l’instituteur, veut faire évoluer la situation mais se heurte au poids des traditions . En désespoir de cause, soutenue par une femme âgée et respectée, elle  convainc les autres de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village.

Le film se présente lui même comme un conte oriental moderne.
C’est assez plaisant, bien que très ethnique et démonstratif. Bref un film féministe à la sauce arabique, basé paraît-il sur un fait réel survenu en Turquie en 2001 . Je conseille de lire les très intéressants commentaires du réalisateur sur les secrets de tournage.


*** La neuvième porte
1999 FR-USA-ESP/ Roman Polanski / 2H12
Avec Johnny Depp, Frank Langella, Lena Olin…

Dean Corso est un chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunés. Sa réputation lui vaut d'être engagé par un éminent bibliophile, féru de démonologie, Boris Balkan, qui lui demande de traquer les deux derniers exemplaires du légendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres". Corso relève le defi. De New York a Tolède, de Paris a Cintra, il s'enfonce dans un labyrinthe semé de pièges et de tentations. Il va peu a peu décrypter les énigmes du livre maudit et découvrir le veritable enjeu de sa mission.

Je l’ai vu à la télé en 2011. La critique n’était pas bonne. Personnellement, j’ai bien aimé ce thriller fantastique qui fait penser aux livres de Unberto Eco. C’est long mais on ne s’ennuie pas, surtout si l’on cherche à comprendre les arcanes du scénario, et les allégories sur la lutte du Bien et du Mal.


* Les marches du pouvoir
2011 USA/ George Clooney /1H35
Avec Ryan Gosling, George Clooney, Philip Seymour Hoffman …

Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller en communication du gouverneur Morris sous la houlette du chevronné conseiller Paul Zara.  Morris prépare la campagne des primaires pour les élections à la présidence américaine. Décidé à faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment…

Bof ! Comme l’on dit certaines de mes amies, c’est plutôt mieux que son isochrone franchouillard « L’exercice de l’Etat », surtout parce qu’à leurs yeux Geoge Clooney est plus beau que Olivier Gourmet. Pour mon goût, on peut se passer de ces films see, sex and sunlights.



**** Intouchables
2011 FR/ Eric Tolédano , Olivier Nakache/ 1H52
Avec : François Cluzet , Omar Sy …

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, est paraplégique . Il engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins qualifiée pour le job.
Ensemble ils vont faire cohabiter la musique de Vivaldi et de Earth Wind and Fire, l’humour cultivé et la vanne de banlieue , les costumes et les survêtements, l’argent et  la débrouille… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra plus forts…
Le scénario est basé sur l’histoire vraie de Pozzo di Borgo et de Abdel Sellou, jeune caïd d’une cité parisienne qui passa dix ans de sa vie à prendre soin de lui. 
« J’avais 42 ans, lui 21. Nous étions deux desperados qui cherchaient un moyen de s’en sortir : le riche tétra, fou de douleur d’avoir perdu son épouse, et le jeune caïd qui sort de taule et veut tout faire sauter, résume le milliardaire. Deux gars en marge de la société qui s’appuient l’un sur l’autre…  Même le titre du film, Intouchables, est le bon, juge le principal intéressé. Et vous savez pourquoi? A cause de la lettre S. Vous avez deux intouchables, paria chacun dans son genre, qui, pris séparément, sont infréquentables et, une fois ensemble, sont indestructibles. »


Extra ! Pour une fois, un film est complètement à la hauteur de sa promo. Omar Sy campe un personnage qui dégage une joie de vivre communicative. François Cluzet  lui donne la réplique avec un humour décalé inimitable. A voir sans faute.
J’ai vu des promos faites par les deux acteurs principaux. Humoriste de profession, Omar Sy est à la ville comme à la scène : très à l’aise mais assez nature. Par exemple quand il dédie à ses parents la video de son passage au 20heures de Claire Chazal.




* L’exercice de l’Etat
2011 FR/ Pierre Schoeller/ 1H52

Avec Olivier Gourmet, Michel Blanc, Zabou Breitman, Didier Bezace …

Le ministre des Transports Bertrand Saint-Jean est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n’a pas le choix. La suite montre le quotidien des hommes d’Etat dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique… Tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. A quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils, dans un Etat qui dévore ceux qui le servent ?

Ce film m’a paru très moyen. Apparemment, le but est d’étaler au grand jour les turpitudes de nos dirigeants, leurs luttes pour le pouvoir, le mépris du peuple qu’on manipule encore et toujours. Les idéalistes ne font pas long feu.
Au deuxième degré, quelques allégories à connotations sexuelles comme, au tout début, la scène de la femme nue et du Dieu Crocodile ou encore, plus loin, parodiant DSK, le clin d’œil appuyé du futur ministre Woessner  sur les jambes de l’assistante. Dans ce monde de mâles, la gent féminine, quel que soit son statut, n’est qu’un gibier.





** Le cochon de gaza
2011 FR/ Sylvain Estibal / 1H38

Après une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombé d'un cargo. Bien décidé à se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d'essayer de le vendre afin d'améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque …
Dans cette tragi-comédie, l'ensemble du petit peuple de Gaza, coincé entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et les diktats des islamistes aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l'unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt a tout.

J’ai bien aimé ce film, assez déjanté. Il nous montre avec un humour mordant les contradictions quotidiennes entre les nombreux protagonistes, y compris un aperçu de la fabrication d’un kamikase. Il y a une « happy end » improbable, mais on doit toujours espérer.



*** The Artist
2011 FR/ Michel Hazanavicius / 1H40
Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo …

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

A partir d’un scénario somme toute banal, on peut faire un film attachant, sympathique clin d’œil au cinéma muet. Réalisation soignée, belle photographie, belle musique. Et surtout extraordinaire performance des deux acteurs principaux. Pour les amateurs de la lecture au second degré, on notera que l’histoire peint une femme forte, aimante et maternelle et un homme faible, séducteur et assez enfantin. L’intrigue va ainsi crescendo jusqu’au final époustouflant.




** Et maintenant on va où ?
‎2011 FR/ Nadine Labaki/  1H50

Sur le chemin qui mène au cimetière du village, des femmes en noir avancent en dansant, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d'autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d'une guerre funeste et inutile.
Dans un pays déchiré, le film raconte la détermination des femmes de différentes religions à protéger leur famille et leur village. Faisant preuve d'une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n'auront qu'un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence.

La réalisatrice libanaise participe à l’émergence du cinéma de style oriental, nerveux, truculent et poétique. Elle nous livre ici un conte moral sur fond de conflits religieux endémiques.
Maintenir l’apaisement entre des communautés musulmanes et chrétiennes qui se côtoient depuis toujours, pratiquent les mariages mixtes, se querellent puis se racommodent, demande des efforts et parfois des détours assez improbables.
Le maire, l’imam et le curé prèchent le calme. Les femmes sont naturellement des artisans de paix, surtout quand elles portent le deuil de leurs fils morts pour rien. Les hommes sont querelleurs, jouent à la guerre et finiraient par la faire pour se venger de la moindre contrariété.



*** Les hommes libres
2011 FR/ Ismael Ferroukhi / 1H39
Avec Tahar Rahim, Michael Lonsdale, Mahmud Shalaby, etc


1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police française, Younes accepte d’espionner pour leur compte à la Mosquée de Paris. La police soupçonne en effet les responsables de la Mosquée, dont le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, de délivrer de faux-papiers à des Juifs et à des résistants. 
A la mosquée, Younes rencontre le chanteur d’origine algérienne Salim Halali. Touché par sa voix et sa personnalité, Younes se lie d’amitié avec lui. Il découvre rapidement que Salim est juif. Malgré les risques encourus, Younes met alors un terme à sa collaboration avec la police. Face à la barbarie qui l’entoure, Younes, bon garçon un peu mou et sans éducation politique, se métamorphose progressivement en militant de la liberté du peuple algérien.


Contrairement à la critique, assez mitigée, j’ai bien apprécié ce film, parce qu’il montre la difficulté de faire le bon choix dans les périodes troublées. Et surtout, que nos choix dépendent de circonstances fortuites, de notre modèle intérieur éthique et de l’influence des personnes que nous rencontrons. 
La photo est très belle. Les chants d’Afrique du Nord sont attachants.
Essayez de voir dans les scènes finales, après la libération de Paris,la pérennité des fonctionnaires de Vichy, invités à la grande mosquée, qu’ils avaient fait espionner pendant l’occupation.



***Michel Petrucciani
(Documentaire)
2011 FR etc/ Michael Radford/ 1H42 


Passionné, génial, entier, amoureux de la vie et des femmes, Michel Petrucciani était tout cela à la fois. Mais il a surtout prouvé que l'homme pouvait surmonter la fatalité. Atteint de la maladie des os de verre, qui limita sa croissance, Petrucciani a toujours refusé de se complaire dans la souffrance, porté par un insatiable appétit de vivre et par le jazz qui l'habitait. A 19 ans il part aux USA, où il joue avec les plus grands jazzmen de son époque. Grâce à une sensibilité et une technique pianistique exceptionnelles il connaît un énorme succès. Epuisé, il meurt à l'âge de 36 ans d'une pneumonie. 


J’ai bien aimé ce film d’archives interessant, dont la bande-son est une anthologie des classiques du jazz. Les témoignages des quatre épouses qui ont partagé sa vie amoureuse, apparemment très riche par ailleurs, sont surprenants et émouvants.


** Stella
2008 FR/ Sylvie Verheyde/ 1H43 


En 1977, une petite fille de onze ans, dont les parents plutôt incultes tiennent tiennent un petit bistrot fréquenté par des ouvriers dans une commune de proche banlieue. Sa famille réussit à la faire entrer dans une école parisienne réputée. Les débuts sont décourageants. Elle ne comprend pas la moitié des mots utilisés par les professeurs et rien ne l’intéresse.  Les autres élèves et même les enseignants la rejette. . . Cependant,  elle se lie avec Gladys, excellente élève, fille d'intellectuels juifs argentins. Celle-ci devient sa meilleure amie et va l’aider à prendre un deuxième départ dans la vie. Le film est autobiographique. 


Je l’ai vu à la télé et j’ai bien aimé ce film intimiste. Les jeunes actrices sont extras. Tout est suggéré et chacun peut recréer sa propre adolescence. Bravo à la réalisatrice Sylvie Verheyde qui aurait mérité un palmarès plus brillant. En revanche je ne vois pas pourquoi on a attribué un César du meilleur second rôle  à Benjamin Biolay.



** Pâtée pour chat
 (téléfilm)
2008 ESP/ Carles Pastor /1H30
Avec : Roger Casamajor (Victor), Jordi Vilches (Pepe), María Almudéver (Patricia), Cristina Perales (Bibiana), Alvaro Báguena (Félix), Cristina Plazas (Sandra), Jaime Pujol (Arturo), Empar Ferrer (Matilde)

Deux amis inséparables, Pepe et Victor, l'un chômeur, l'autre chanteur travesti dans une boîte de nuit, tombent amoureux de la même femme, Patricia. Nombreux autres personnages : deux maris , leurs épouses et leurs enfants, une mère tendance abusive, des copines libérées, quelques gays… Tout ce petit monde se croise dans les travées d'un supermarché de quartier et participe au même concours de boîtes de pâtée pour chat. Quiproquos, rebondissements, espoirs et déceptions, chacun se trouve à un tournant de sa vie et doit faire des choix. 

Je l’ai vu sur ARTE et j’ai bien aimé. Bien sûr, c’est dans le style Almodovar, mais c’est bien fait. Il y a deux happy ends, dans la boite de nuit et aux caraïbes, cette dernière un peu superflue. Enfin, il fallait montrer que chacun finit par trouver son bonheur.



** HH Hitler à Hollywood 
2011 BELGE/…  Frédéric Sojcher / 2H10
Avec Maria de Medeiros, Micheline Presle, Wim Willaert… 

Lorsque Marie de Medeiros entreprend le tournage de son documentaire consacré à l'actrice Micheline Presle, elle retrouve la trace d'un cinéaste mystérieusement disparu en 1946, Luis Aramcheck. En mettant à jour un complot fomenté par Hollywood pour tuer dans l'oeuf la production cinématographique européenne d'après guerre, elle n'imagine pas que cette quête mettra sa vie en danger.

C’est un manifeste en faveur du cinéma européen vecteur de notre indépendance à l’égard des USA. Un faux-vrai documentaire, mélangé à une intrigue façon CIA dans les milieux du cinéma : acteurs, producteurs, metteurs en scène, archivistes, photographes et même collectionneurs . Mené sur un rythme haletant, l'ensemble est attachant. 
Le prétexte du portrait de l'actrice Micheline Presle débouche sur un état des lieux clair et lucide, sinon objectif, du cinéma actuel en retraçant son histoire depuis l'avant-guerre. Hollywood contre la vieille Europe n'est pas un combat qui date d'aujourd'hui. 
Un film à voir absolument pour tous les amoureux du 7ème art ...novateur dans son écriture, c'est rare, on peut en profiter...


** Le complexe du castor  (the beaver)
2011 USA/ Jodie Foster / 1H31
Avec Mel Gibson, Jodie Foster, Anton Yelchin … 

La vie de Walter n’est plus ce qu’elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s’éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s’accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu’il n’ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu’il ne peut plus vivre sans son castor…

C’est à partir d’un scénario improbable qu’on voit la différence entre une réalisatrice géniale et les seconds couteaux d’Hollywood. 
En fait le film tourne autour du mal-être dans sa peau et des accidents de la vie.  Cela peut nous arriver à tout âge, prendre des formes pathologiques comme pour Walter, ou plus bénignes comme chez son fils aîné et sa petite amie. Pour en sortir, l’amour et le respect sont plus efficaces que les séances de psy et autres thérapies.



*** Homo Faber (The voyager)

1991 RFA/... - Volker Schlöndorff – 1H50
Avec : Sam Shepard , Julie Delpy , Deborah-Lee Furness , Barbara Sukowa …

À la fin des années 1950, Walter Faber,  un ingénieur d'une cinquantaine d'années, extrêmement rationnel, décrit le monde en termes de chiffres et de probabilités. Pour sa vie personnelle, il veut exercer son libre arbitre et rester maître de choisir son destin. Mais des coïncidences de faits improbables vont le rattraper : il survit à un crash aérien ; il rencontre le frère d’un de ses camarades d’études ;  il doit aller faire une conférence à Paris et, au lieu de prendre l’avion, embarque sur un navire ;  à bord, il rencontre une jeune fille, Elisabeth, avec laquelle il entame une histoire d'amour passionnelle. Ensemble, ils vont gagner l’Italie puis la Grèce où le destin leur réserve de fâcheuses surprises…

Je viens de le voir à la télé sur ARTE. Ce film est tiré du roman éponyme de Max Frisch, un des écrivains les plus importants de la littérature allemande d’après-guerre. D’un sujet très improbable, le maître Volker Schlöndorff a fait un film fascinant. 

Schlöndorff a reçu la palme d’or du festival de Cannes en 1979 pour son film « Le Tambour ». Depuis plus rien. J’espère qu’un jour on lui  donnera un prix d’honneur pour l’ensemble de son œuvre.

Essayez de voir sur arte7.tv le documentaire sur Max Frisch avec ses textes magnifiques.


* Melancholia
(Science fiction)
2011 FR etc / Lars von Trier / 2H10
Avec John Hurt, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg

À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...

Décidement, je suis souvent déçu par les grand réalisateurs vieillisants et je n’ai pas aimé ce film. Si vous appréciez les allégories métaphysiques, vous pouvez aller le voir. La photographie est très belle. Là encore on se demande qui finance ces films apocalyptiques.



The Tree of Life
2011 USA- Terrence Malick – 2H18
Avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn…

Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

Je l’ai vu pour 3,50 €. Sincèrement ça ne vaut pas plus. Quel pathos ! On se demande qui  finance ce genre de film. Peut-être les évangélistes américains ? On nous sert une tisane à base de séquences documentaires sur le cosmos, les volcans, les tsunamis et les coulées de boue, les cellules vivantes et les dinosaures... le tout entrecoupé d’une saga familiale franchement caricaturale. La mère est aussi abandonnée à la volonté divine que la sainte Vierge, le père se prend pour Dieu, les trois garçons souffrent de l’éducation rigide dispensée par leur géniteur qu’ils redoutent et sans doute détestent. Ce sera mon mot de la fin : détestable.

Quand je pense qu’on vient de lui décerner la palme d’or à Cannes, je me rallie à la thèse du complot ! ! !


** Une Séparation
2011 IRAN/ Asghar Farhadi/ 2H03
Avec Leila Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini …

En Iran. Une femme vient devant le juge islamique réclamer un divorce et le droit d'emmener sa fille de 11 ans, arrangement que son époux Nader lui refuse. La justice déboute l'épouse qui part habiter seule ailleurs. 
Incapable de s'occuper de son vieux père atteint de la maladie d'Alzheimer, Nader doit engager une aide-soignante. Il embauche une mère de famille dans le besoin, qui accepte ce job sans l'accord de son mari, chômeur dépressif, violent, conservateur. 
Cette femme, Hodjat, est de suite confrontée à un dilemme : le vieillard se pisse dessus, elle doit le changer, le laver, lui ôter son pantalon, ce qui, en regard de ses convictions religieuses et des usages qu'elles impliquent, constitue un péché.


Pressée par la nécessité d’aller chercher sa fille à l’école, Hodjat commet une faute : elle laisse un moment le vieux dormir sans surveillance. Nader rentre avant elle. Furieux, il la licencie. Le lendemain, elle revient sonner pour être payée de ses heures de travail. Nader, prétextant qu'elle a manqué à ses devoirs, refuse de la dédommager, la repousse sur le palier. Elle tombe dans l'escalier. Elle dépose une plainte. Nader, dit-elle, l'aurait violentée et aurait provoqué une fausse couche.


Nader se retrouve devant un juge, une seconde fois. Nader savait-il qu'elle était enceinte, comme elle l'affirme ? Impossible, clame-t-il, de percevoir une grossesse chez cette femme vêtue d'un tchador. A-t-il réellement provoqué la mort de ce bébé de quatre mois et demi ? Il est menacé de prison...

Je l’ai vu à l’île de Ré. C’est une sorte de docu-fiction sur les us et coutumes de la société iranienne clivée entre catégories sociales moyen-riches et pauvres, pieux et peu-observants. Illustration de l'importance des devoirs envers la famille, de la justice islamique favorisant les mâles …


** Black Book
2006 NDL/… - Paul Verhoeven – 2H25
Avec Carice Van Houten, Sebastian Koch, Thom Hoffman… 

1944, les allemands occupent la Hollande soumise aux bombardements alliés.  La belle chanteuse Rachel Stein tente, avec un groupe de Juifs, de passer en Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les réfugiés sont abattus et dépouillés; seule Rachel échappe et assiste cachée au massacre. 
Elle rejoint alors la Résistance sous le nom d'Ellis de Vries et parvient à infiltrer le Service de Renseignements allemand en séduisant le capitaine Müntze. 

Je l'ai vu à la télévision. C’est un beau film de guerre et de résistance. Les patriotes provenant d’horizons idéologiques très divers arrivent à mener des actions ordonnées et complexes. Mais les pièges sont nombreux de part et d’autre. Qui a trahi qui ? Qui négocie avec qui ? Nombreuses péripéties et beaucoup de morts. Petit aperçu des comportements de foule à la Libération.



* Stone
2011 USA - John Curran – 1H45
Avec : Edward Norton , Robert De Niro , Milla Jovovich ... 

Alors qu'il compte impatiemment les jours qui le séparent de la retraite, Jack Mabry, agent employé au suivi des détenus, se retrouve chargé du dossier de Gérald "Stone" Creeson, afin de décider si celui-ci peut bénéficier d'une libération conditionnelle. Incarcéré pour avoir maquillé le meurtre de ses grands-parents en déclenchant un incendie, Stone doit convaincre Mabry qu'il s'est réhabilité. Mais, sentant qu'il n'a aucune chance de persuader Jack lui-même, Stone va demander à sa femme, Lucetta, de séduire l'agent.

En dépit d’un trio d’excellents acteurs, ce film est assez décevant. En filigrane le réalisateur essaie de nous montrer diverses facettes de la spiritualité : chrétienne conventionnelle, psychotique, athée etc… Le deuxième thème sous-jacent est celui de la faiblesse humaine. Les hommes naissent pécheurs. Guidés par Dieu ou par le destin ils s’efforcent d’adopter des comportements altruistes… avec plus ou moins de succès.


** Tomboy
2011 FR - Céline Sciamma- 1H22 
Avec Zoé Héran, Malonn Lévana, Jeanne Disson … 

Dans une famille ordinaire, deux enfants, Laure 10 ans, et Jeanne 6 ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à sa petite voisine Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si rien n’allait jamais révéler son secret.

C’est un film tendre, sur l’enfance et la pré-adolescence. Les acteurs sont parfaits. Il manque sans doute un peu de bouteille à la réalisatrice, le petit plus qui aurait fait passer ce film de la catégorie documentaire à celle de fiction attachante. 



** Potiche
2010 FR- François Ozon –1H43
Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini …
En 1977, dans une province française, Suzanne Pujol est l’épouse popote et soumise d’un riche industriel Robert Pujol. Il a succédé à son beau-père à la tête d’une usine de parapluies qu’il dirige d’une main de fer. Il s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu’avec ses enfants et sa femme, qu’il prend pour une potiche. À la suite d’une grève et de la séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d’action. Mais lorsque Robert revient en pleine forme et veut reprendre le pouvoir tout se complique…

Je l’ai vu avec retard. J’ai bien aimé, surtout quelques dialogues jubilatoirement corrosifs. Une trouvaille, à la fin, quand Catherine Deneuve, qui vient de se faire élire député non inscrit, chante pour ses supporters « C’est beau la vie » de Jean Ferrat au lieu des traditionnelles « Marseillaise » ou « Internationale ». D’aucunes pourraient s’en inspirer.

*** John Rabe
2011 FR/PRC/ALL - Florian Gallenberger – 2H15
Avec Ulrich Tukur, Daniel Brühl, Steve Buscemi …

Nankin, 1937. John Rabe qui vit depuis plus de trente ans dans l'ancienne capitale chinoise dirige la filiale locale de Siemens et doit rentrer à Berlin. Lors de son bal d'adieu, la ville est bombardée par l'armée japonaise. Le lendemain matin, les étrangers encore en ville divisés sur la conduite à tenir, finissent par proposer de mettre en place une zone de sécurité afin de protéger les civils chinois. John Rabe est nommé président de cette zone...

Un très beau film, sorte de documentaire sur les horreurs de la guerre sino-japonaise en 1937. C’est adapté d’une histoire vraie. En contrepoint, au moins dans quatre situations, un protagoniste est confronté à des décisions cornéliennes : suivre ses principes altruistes contre vents et marées ou accepter de transiger. Trois fois sur quatre les conséquences sont pires. Au bout du compte, la liberté de faire le bien aura « in extremis » gain de cause. Mais le générique final en rappelle le prix.

** L’autobiographie de Nicolae Ceaucescu
2011 Roumain - Andrei Ujica – 3H00
Images d’archives

Le film passe en revue la période de sa vie pendant laquelle Nicolae Ceausescu a été au pouvoir : 1965-1989. Il démontre qu’aujourd’hui, en utilisant exclusivement des images pré-existantes, il est possible de réaliser des oeuvres cinématographiques à propos de sujets récents, ayant un souffle épique similaire à celui que nous rencontrons dans les films historiques de fiction. 

Un documentaire passionnant en dépit de sa durée. Une anthologie des discours politiques d’un militant et d’un tribun qui a fréquenté tous les plus grands dirigeants de son époque. Qui a su dire le premier à l’Occident que quatre millions d’hommes vivaient dans la misère.
Mais en Roumanie comme à Rome, la roche Tarpéienne est près du Capitole. Après des années de culte de la personnalité, l’opposition intérieure prit de l’ampleur. Le régime de Ceauşescu s'effondra après qu’il ait ordonné d'ouvrir le feu sur des manifestants anti-communistes dans la ville de Timişoara. Capturé dans des circonstances pas très claires, le couple Ceaucescu a été fusillé le 25 décembre 1989, à la suite d'un procès expéditif de 55 minutes rendu par un tribunal auto-proclamé.


* Le dernier voyage de Tanya
2010 Russie - Aleksei Fedorchenko- 1H15
Avec : Yuliya Aug, Yuriy Tsurilo, Igor Sergeyev

Miron formait un couple heureux avec Tanya, son épouse. À la mort de celle-ci, il demande à son meilleur ami Aist de l’aider pour les funérailles selon le rite de la tribu russe des Méria. Miron et Aist conduisent la dépouille de Tanya sur les berges du lac de Nero, où le couple avait passé sa lune de miel. Ils vont procéder eux-mêmes à sa crémation et disperser ses cendres dans l’eau. Miron et Aist partagent leurs souvenirs et se rendent compte qu’ils aimaient cette femme tous les deux. Émouvant et poétique, Le Dernier voyage de Tanya est adapté d’une nouvelle de Denis Osokine, philologue spécialiste de la tribu des Méria.

La critique récente est très mauvaise. J’ai été intéressé par le coté reportage sur les usages funéraires d’une obscure ethnie russe en voie de disparition mais qui essaie de perpétuer ses traditions dans un contexte très contemporain.La séquence finale est un conte mystique très bien tourné.


* Coup d’éclat
2011 FR - José Alcala -  1H32
Avec Catherine Frot, Karim Seghair, Marie Raynal…

A Sète, Fabienne Bourrier, capitaine de police, passe la majeure partie de son temps à traquer les sans-papiers et clandestins de tous horizons. Sa routine policière est perturbée par la mort d’Olga, une jeune prostituée. Un suicide apparemment. Mais Olga était traquée et avait un fils, Ilan. Animée par un sentiment de compassion qui la surprend elle-même, Fabienne part sur les traces de l’enfant disparu.


Un polar au scenario hyper classique. La critique est bonne mais, personnellement, je n’ai pas été emballé. Ce n’est pas le meilleur rôle de Catherine Frot. Karim Seghair est plutôt bien.
Le film montre assez mollement les conflits entre les directives de l’autorité établie et les élans de compassion et de solidarité envers son prochain.




*** Tous les soleils
2011 FR - Philippe Claudel- 1H30
Avec : Stefano Accorsi , Clotilde Courau , Anouk Aimée ... 

Alessandro est un professeur italien de musique baroque. Veuf inconsolable, il élève seul sa fille de 15 ans, Irina, en pleine crise d’adolescence. Il héberge aussi son frère Crampone, un anarchiste un peu fou, qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux enfants  à élever. Ses cours sont pour le moins non conformistes. Alessandro est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul. Ils consacrent leurs loisirs à une chorale de musique ancienne et à l’aménagement d’une maison de week-end. Alessandro fait aussi la lecture dans les hôpitaux, mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour lui…


Un beau film plein de sensibilité, qui parle de l’amour, de l’amitié, de la relation à l’autre, à son conjoint, à ses enfants, à ses frères et sœurs. Le contrepoint avec le frère anti-Berlusconi apporte une touche déjantée un  peu longue parfois. A voir absolument.


*** Si tu meurs, je te tue
2011 FR - Hiner Saleem – 1H30
Avec Jonathan Zaccaï, Golshifteh Farahani, Özz Nüjen…

Philippe, qui vient de sortir de prison, rencontre Avdal, un kurde qui arrive de Belgique où il devait exécuter un criminel de guerre irakien. Les deux hommes isolés dans Paris se rencontrent dans un bar et finissent par se lier d’amitié. Avdal, rêve de rester en France et demande à Philippe de lui trouver un travail. Il doit aller à Roissy  attendre sa fiancée, Siba, qui vient le rejoindre à Paris. 
Le jour de l’arrivée de la fiancée, Avdal fait un infarctus et meurt à l’hôpital où Philippe l’a conduit. Ce dernier essaie de téléphoner à la famille de Siba, mais la barrière de la langue l’empêche de les informer. Pressé par la morgue,  il finit par faire incinérer la dépouille d’Avdal pour lui éviter la fosse commune.
Il cherche des Kurdes dans le 9ème arrondissement  pour faire passer la nouvelle à Siba.  De son coté, Siba se met à chercher Avdal dans le quarier kurde autour de la gare du Nord. Elle tombe sur le même groupe de Kurdes qui a aidé Philippe. Cheto, le père d’Avdal, arrive également à Paris…

Encore un beau film plein de sensibilité, qui parle aussi de l’amour et de l’amitié, mais dans un contexte à deux cultures très dissemblables. Chacun a des pulsions dictées par ses hormones et ses traditions mais finit par y poser des limites pour respecter les aspirations de l’autre. C’est ça la civilisation. A voir absolument.

*** Les femmes du 6ème étage
2011 FR-  Philippe LE GUAY – 1H46
Avec : Fabrice Luchini , Sandrine Kiberlain , Carmen Maura ... 

Paris, dans les années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?

Un comédie pleine de fantaisie, mais aussi une leçon de vivre ensemble. J’adore Lucchini. Sandrine Kiberlain a le rôle ingrat de la grande bourgeoise bien formatée. Allez le voir vous ne serez pas déçus.


**** Le discours d’un roi
2011 UK- Tom Hooper – 1H58 

D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Edouard VIII. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

Ce film est très bien de tous les points de vue. A voir absolument et en V.O. 
Les sous titres sont faciles à suivre.


*** We want sex equality
2011 UK -Nigel Cole - 1h53 

Au printemps 1968, en Angleterre, une ouvrière à l’atelier de sellerie automobile de Ford à Daggenham découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant pour elle et ses copines, elle va tout simplement changer le monde... 

Belle histoire tirée d’un fait réel paraît-il. Toute nouvelle liberté doit être conquise de haute lutte. Allez le voir vous ne serez pas déçus 

*  Chez Gino
2011 FR/SP – Samuel Benchetrit - 1H30

Histoire abracadabrantesque d’un patron de pizzeria bruxelloise en perte  de vitesse et en passe de se faire racketter.  Ses cousins, une famille italienne où l’on exerce le métier de Parrain de père en fils, perdus de vue depuis longtemps lui annoncent un héritage de son oncle à condition qu’il fasse ses preuves de mafieux. Comme le dénommé Gino est un mou, il engage un réalisateur de films publicitaires au rabais pour tourner un documentaire narrant des exploits ultra-violents imaginaires…

C’est gentillet. Relativement amusant. Il manque la truculence des films de Kusturica. On peut s’en dispenser et attendre qu’il passe à la télé ;

** Paul
2011 FR/US/ etc - Greg Mottola  - 1H42
Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, collabore avec le gouvernement américain et  travaille à l'abri des regards dans une base militaire ultra secrète... après lui avoir soutiré toutes les informations intéressantes, son officier traitant décide de se débarrasser de lui. Paul réussit alors à s'échapper et tombe nez à nez avec deux adolescents attardés fans de science-fiction qui sillonnent les États-Unis en camping car. Paul va les convaincre de l'emmener avec eux et de l'aider à quitter la terre...

C’est un road-movie télescopé avec une histoire de science-fiction. Le mélange donne du piment à un scénario somme-toute banal sur l’amitié et la fraternité. Si on aime les films déjantés on peut le voir avec  plaisir. L’extra terrestre parle parfaitement anglais avec un vocabulaire ordurier à souhait.

Je l'ai revu en 2013 à la télé, en version française, ce qui lui enlève beaucoup du charme des gros mots. Essayez de voir s'il existe en VOSTFR

** Les yeux de sa mère
2010 FR/BEL - Thierry Klifa – 1H45
Avec Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Marisa Paredès…

Un écrivain poussé par son éditrice et en mal d'inspiration infiltre la vie d'une célèbre présentatrice de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Peu à peu on découvre la face cachée d’une famille bourgeoise et complexe...

Mes copains n’aiment pas Catherine Deneuve. Il est vrai qu’elle est chargée de camper un personnage antipathique, sorte de mécanique centrée sur l’obtention de résultats matériels. Les autres personnages sont plus humains, un peu caricaturaux, sauf la grand-mère Marisa Paredès toujours très juste.
Conclusion : honorable sans plus.

** L’agence
2011 US - George Nolfi - 1H45
Avec : Matt Damon , Emily Blunt , John Slattery ...

David Norris est un homme politique ambitieux qui s'apprête à siéger au Sénat quand il fait la connaissance d'une éblouissante danseuse étoile, Elise Sellas. C'est le coup de foudre, mais David s'aperçoit rapidement que de mystérieux hommes conspirent à le séparer de l'objet de son affection.Il prend conscience que ses adversaires ne sont autres que les agents du Destin - les hommes de L'Agence - qui feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher son union avec Elise. Face à une adversité écrasante, David doit choisir entre perdre l'être aimé et accepter le sort qui lui est dicté ou tout risquer pour échapper à cette destinée.

Un film assez surprenant sur le thème de la prédestination et du libre arbitre. En creusant on peut y trouver des connotations Jansénistes. C’est très bien filmé, mais au début on se perd entre les plans. Les voies du Seigneur sont impénétrables.


** Le nom des gens
2011 FR - Michel Leclerc – 1H44
Avec Jacques Gamblin, Sara Forestier, Zinedine Soualem…

Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l'engagement politique puisqu'elle n'hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause - ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu'en gros, tous les gens de droite sont concernés. En règle générale, elle obtient de bons résultats et tient un pressbook des traders qui se sont convertis en éleveurs de moutons au Larzac. Jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin, comme celui des cuisines, quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu'avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les apparences sont trompeuses et un nom peut en cacher un autre...

Un petit film assez bien troussé. On ne s’ennuie pas, même si on aurait pu faire plus court au milieu. Les deux acteurs principaux sont excellents.


*** Au delà
2010 US - Clint Eastwood -  2H08
Avec Matt Damon, Cécile de France, Thierry Neuvic…

C’est l'histoire de trois personnes hantées par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George est un Américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de medium dont il voudrait bien se débarrasser  pour enfin mener une vie normale. Marie, journaliste française, est confrontée à une expérience de mort imminente dans le tsunami de Thaïlande qui l’a durablement perturbée. Marcus, un jeune garçon de Londres, perd son frère jumeau et cherche désespérément à entrer en contact avec lui. 
Leurs trois destinées vont finir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l'au-delà.

En bref, l’au-delà de ce film est celui décrit par les personnes qui sont ressorties du coma, qui sont revenues d’une Near Death Experience. C’est plutôt bien fait. Un des meilleurs rôles de Cécile de France. Thierry Neuvic, le jeune garçon est également très attachant. Le film aurait pu être un peu plus court. A signaler qu’une partie de la musique, envoûtante, est aussi signée Clint Eastwood.



** Ma part du gâteau
2011 FR - Cédric Klapisch – 1H49
Avec Karin Viard, Gilles Lellouche, Audrey Lamy …

Une ouvrière, prénommée France, vit à Dunkerque avec ses trois filles.
Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien. Cet homme, Steve est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris.
Les deux individus vont se côtoyer. France, devenue gouvernante du jeune fils de son patron, va découvrir des gens qui vivent dans le super luxe. Elle va finir par découvrir que Steve, fort séduisant et sympathique, est en partie responsable de la faillite de son ancienne entreprise. Tout se gâte…

La mode est de faire des montages non linéaires, morcelés à l’envie. Dans le cas particulier cela montre à merveille que  l’univers des ouvriers et l’univers des traders se côtoient en s’ignorant. La fin est très sombre. Comme dit la chanson « car c’est toujours le pauv’ouvrier qui trinque … ». Deux caricatures peut être, mais sait-on jamais.


** Je n’ai rien oublié
2011 FR - Bruno Chiche – 1H33
Avec Gérard Depardieu, Françoise Fabian, Niels Arestrup, Alexandra Maria Lara, Nathalie Baye …

Conrad Lang est atteint de la maladie d'Alzheimer et va renouer avec des souvenirs de plus en plus lointains qui le ramènent vers sa petite enfance. Il est entretenu comme gardien de résidence secondaire dans une famille très riche, dirigée par une matriarche, veuve et diabétique . Son fils, Thomas Senn, la soixantaine alcoolique, a été le compagnon de jeux de Conrad mais cultive une amnésie sélective. En fouillant involontairement dans les tréfonds de sa mémoire Conrad finira par mettre à jour un secret de famille.

Finalement la maladie d’Alzheimer est plutôt le prétexte à une énigme façon Simenon. Au début du film Gérard Depardieu est diforme, à la fin il devient presque beau. Le film est plutôt bien fait. On peut voir à la rigueur


** Prête moi ta main
2006 FR - Eric Lartigau – 1H30
Avec Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont …

Luis (Alain Chabat), quadragénaire et "nez" chez un parfumeur, vit au milieu de sa mère et ses cinq sœurs. Ces six femmes forment un véritable clan qui prend toutes les décisions pour l'ensemble de la famille. Elles décident donc qu'il doit prendre une épouse.
Luis élabore alors un plan imparable afin qu'on ne lui parle plus jamais de mariage : engager une femme parfaite, qu'il paiera pour passer pour sa fiancée, mais  qui devra faire défaut  le jour du mariage.
Malheureusement, Emma (Charlotte Gainsbourg) sera plus que parfaite, elle enchantera la famille qui sera persuadée que cette rupture de dernière minute ne peut être causée que par l'infidélité de Luis. Ses sœurs l'obligeront donc à tout faire pour récupérer Emma. Pour s'en sortir, Luis échafaude  un second plan : payer à nouveau Emma afin qu’elle soit la plus désagréable possible…

Je crois que je l’ai vu à la télévision. Je l’ai trouvé très amusant.
Dans mon subconscient, je le rapproche -  en mieux - de « La fille de Monaco » 2008 FR dont j’ai déjà rendu compte pat ailleurs.






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