lundi 7 janvier 2019

2019

***  Une affaire de famille


2018 JAP/ Hirokazu Kore-eda / 2H01

Au retour d’une expédition de vol à l’étalage, Osamu Shibata et son fils Shota recueillent dans la rue la petite Juri, fille de leurs voisins le couple Hojo, qui s’est perdue sous une pluie glaciale. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, Nobuyo, la femme d’Osamu, accepte de s’en occuper quand elle comprend que la fillette est maltraitée par ses parents. Ils retrouvent leur fille Aki Shibata dans le petit logement de Hatsue Shibata la mère d’Osamu.
Cette famille pauvre vit du maigre salaire des parents, des prestations de Aki dans un peep-show, de chapardages méthodiques au supermarché, de casse dans les automobiles en stationnement, et peut-être de la pension de retraite d’un grand-père dont ils n’ont pas déclaré le décès. C’est aussi une famille aimante, rieuse, câline, qui mange des nouilles ramen à tout bout de champ, boit du thé glacé en canettes ou croque des fraises tagada et se tient chaud en dormant les uns contre les autres. 

Le film  se compose de deux parties : La première montre la vie pauvre mais heureuse d’un groupe familial construit au gré des évènements de la vie et pour lequel les liens du sang ne sont pas l’essentiel. L’apothéose est une sortie au bord de la mer.
Dans la deuxième partie, les protagonistes sont rattrapés par la police. Il essaient de se couvrir les uns les autres, mais finalement des histoires enfouies dans un passé plus lointain sont mises à jour au cour des interrogatoires.
Ce n’est pas celui qu’on croit qui écope de la peine de prison la plus longue. Le groupe familial du début est dissout et les enfants se retrouvent dans leurs familles biologiques.
Les scènes finales montrent que l’amour est vainqueur. 
Cen'est pas le meilleur film de Hirokazu Kore-eda , et je pense que le film "Capharnaüm"de Nadine Labaki aurait davantage mérité la palme d'or à Cannes,

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