mardi 10 janvier 2012

2012


** Les descendants
2012 USA/ Alexander Payne/1H50
 Avec : George Clooney , Judy Greer , Robert Forster

Matt King, lointain descendant d’un pionnier anglais qui avait épousé une princesse de Hawaii, dirige un cabinet d’avocats . Il est aussi le fideicommis  du trust  qui détient  les terres familiales, dernières plages tropicales vierges des îles, héritées des ancêtres hawaiiens. Mais la loi des Etats-Unis va changer dans sept ans. Une partie de la famille souhaite vendre avant à un promoteur immobilier.


On découvre peu à peu que sa vie personnelle vient d’être bouleversée. Sa femme Joanna est dans le coma suite à un accident de bateau de course. Mat essaye de faire face. Mais ses relations avec leurs deux filles sont difficiles. Scottie, dix ans, est insolente et exige une attention constante ; Alex, dix-sept ans a fait un peu de tout, y compris une cure de désintoxication, et est en pension dans une autre île. Matt va la chercher.


Joanna avait rédigé un testament pour régler sa fin de vie. Conformément à son souhait, les appareils qui la maintiennent en survie seront débranchés. Matt doit prévenir ses amis et et ses nombreux cousins afin qu'ils puissent la voir une dernière fois.
Ce faisant, Matt découvre que Joanna avait une aventure. En proie à des émotions contradictoires, Matt part alors à la recherche de l'amant de sa femme avec Scottie, Alex et son  copain Rob … 

Ce n’est pas mal, surtout parce que Geoges Clooney est toujours sympathique. Les divers rebondissements au cours de la recherche de l’amant, sur fond de spéculation immobilière, maintiennent le suspense. Les descendants ont des statuts sociaux divers mais se la coulent douce et sont en moyenne plutôt adipeux. Finalement on a droit a une fin morale : Matt prendra conscience que la principale préoccupation dans la vie est de reconstruire sa famille…



*** Parlez moi  de vous
2012 FR /  Pierre Pinaud /1H29
avec  Karine Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin…
À 40 ans, Mélina est animatrice vedette à Radio France. La nuit à l'antenne elle répond aux questions d’auditeurs et résout leurs problèmes affectifs voire sexuels avec impertinence, humour et sans tabou. Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage. Dans la vie, elle habite dans les beaux quartiers de Paris et évite tout contact avec les autres en vivant  comme une vieille fille. 
Partie à la recherche d'une mère qu'elle n'a jamais connue, elle découvre que celle-ci vit au sein d'une famille nombreuse dans une banlieue déshéritée . Elle décide de se rapprocher d'elle, incognito.

La critique est mitigée, et à mon avis c’est dommage. Le scénario est intéressant. Il montre les conséquences d’un choc affectif dans la petite enfance et les difficultés à se constuire une personnalité adulte « normale.  Le grand écart entre le comportement dans la vie professionnelle et la vie privée. Névrose et schizophrénie légère. Au deuxième degré, on voit qu’il est plus facile de donner de bons conseils aux autres que de les mettre en œuvre pour soi-même.



** Et si on vivait tous ensemble ?
2012 FR-RFA / Stéphane Robelin / 1H36
Avec Jane Fonda, Pierre Richard, Geraldine Chaplin ,  Claude Rich, Guy Bedos …
Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de 40 ans. Alors quand la mémoire flanche, quand le cœur s’emballe et que le spectre de la maison de retraite pointe son nez, ils se rebellent et décident de vivre tous ensemble.
Le projet paraît fou mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté... à 75 ans !

Sans être enthousiasmant, ce n’est pas mauvais. Il ne faudrait pas qu’on nous en fasse trop du même genre en ciblant un public en croissance. C'est gentillet, mais on ne nous épargne aucun détail sur la sexualité du quatrième âge.

*** J.Edgar
2012 USA / Clint Eastwood / 2H15
Avec Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie Hammer …
Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover, rénovateur du FBI qu’il a dirigé pendant 48 ans .
Arrivé à la fin de sa vie, mais toujours à la tête du FBI, J. Edgar Hoover dicte ses mémoires à de jeunes agents chargés de les mettre en forme. Il se remémore son parcours, en commençant par l'éducation que lui a donné de sa mère omniprésente. Il explique comment il a voulu créer un bureau fédéral d'investigation pour contrer tous ceux qui pouvaient  qui menaçer  le gouvernement et les Américains. Il lui a fallu batailler  ferme contre le Congrès pour être financé, avoir des effectifs et des locaux, etc. 
Hoover a pu compter sur le soutien sans faille de sa secrétaire Helen Gandy et surtout de son « bras droit » Clyde Tolson, avec qui il a des relations extra-professionnelles.

En dépit de la longueur, je ne me suis pas trop endormi. Le montage moderne avec abondance de retours en arrière ne facilite pas la compréhension fine. J’ai trouvé que Léonardo di Caprio avec ses maquillages multiples prenait dignement  la relève de Marlon Brando dans « le Parrain », mais j’étais le seul de cet avis.


** Bruegel, le moulin et la croix 
2012 POL-SUEDE / Lech Majewski/ 1H32

Année 1564, alors que les Flandres subissent l’occupation brutale des Espagnols, Pieter Bruegel l’Ancien, achève son chef d’œuvre "Le Portement de la croix", où derrière la Passion du Christ, on peut lire la chronique tourmentée d’un pays en plein chaos. 
Le film plonge le spectateur dans le tableau et suit le parcours d’une douzaine de personnages au temps des guerres de religions. Leurs histoires s’entrelacent dans de vastes paysages peuplés de villageois et de cavaliers rouges. Parmi eux Bruegel lui-même, et divers  amis  de la bourgeoisie flammande. 

Ce film est esthétiquement très bien fait. Sur le fond, comme dit Jean-Claude, il faut y voir une rêverie à l’intérieur de la peinture, mais parfois le rêve s’égare sur des chemins insoupçonnés. Souvent le symbolisme est laissé à la libre interprétation du spectateur. Intéressant, mais hyper réalistes s’abstenir.


* Le Havre
2012 FL-RFA-FR / Aki Olavi Aki Kaurismäki /1H33
avec André Wilms, Jean-Pierre Darroussin, Kati Outinen...

Marcel Marx, ex-écrivain bohème, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il mène une vie tranquille  dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire…

Je l’ai vu dans le cadre de la promotion de bonne année à 4,90 € . Sans dire que c’est mauvais, honnêtement ça ne vaut pas plus. Trop de bons sentiments. Et puis le métier de cireur de bottes façon USA années 30 existe-t-il de nos jours au Havre ?  Le cireur parle comme un professeur de philosophie avec un accent châtié. L’auteur voulait sans doute nous faire comprendre que  n’est pas prolo qui veut.

lundi 4 avril 2011

2011

Je reste seul depuis le 29 décembre 2010 pour continuer ce blog à la demande de nos amis.


**** The Lady
2011 FR-UK / Luc Besson /2H25
Avec Michelle Yeoh, David Thewlis, Jonathan Raggett, etc
Une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, lecteur en Histoire de l’Asie à Oxford, et de sa femme, Aung San Suu Kyi. Aung San  est la fille du général Aung San qui a négocié l’indépendance de la Birmanie et a été assassiné quand elle avait deux ans. A 43 ans elle sacrifiera son bonheur personnel pour tenter d’améliorer le sort de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie les deux époux, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. 
"The Lady" est aussi l’histoire d’une femme d’exception devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.

Bien que le film soit long, on reste captivé surtout quand on sait que c’est une histoire vraie.
Les deux acteurs principaux sont remarquables en particulier Michelle Yeoh dont c’est l’un des meilleurs rôles. Allez le voir vous ne serez pas déçus.

** Carnage
2011 EUR / Roman Polansky /1H20
avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly, etc
Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la « victime » demandent à s'expliquer avec les parents du « coupable ». Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l'affrontement. Chacun des couples remettant en question la manière dont il élève sa progéniture. Où s'arrêtera le carnage ? 

Carnage est une adaptation de la pièce de Yasmina Reza . La transposition au cinéma n’apporte pas grand intérêt à ce sujet qui perd de sa crédibilité dans son outrance en huis-clos. Polanski aurait du faire une fin plus sanglante. Bonne performance des acteurs.


** Hollywoo
2011 FR / Frédéric Berthe, Pascal Serieis /1H 47
Avec Florence Foresti, Jamel Debbouze, etc
Jeanne est la « voix » française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès. Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de revenir sur les plateaux de tournage…
Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde luxueux mais compliqué de Hollywood.

C’est un film distrayant. La satire des mœurs d’Hollywood n’est pas nouvelle, mais grâce à l’excellente prestation de Florence Floresti on passe un bon moment.


**** Toutes nos envies
FR 2011 / Philippe Lioret / 1H47
 Avec : Vincent Lindon , Marie Gillain , Amandine Dewasmes ...
Claire, mariée deux enfants, est une juge fraîchement diplômée. Elle s'occupe d'affaires de surendettement. Un jour comparaît devant elle Céline, divorcée qui élève seule deux enfants. Les enfants sont dans la même école. Claire, qui découvre la situation précaire de Céline, tente de gagner du temps pour lui permettre de se rétablir un peu.. Désavouée par sa hiérarchie, Claire fait appel à un collègue, Stéphane, un juge confirmé mais désabusé. Elle le convainc de l’aider. Les deux juges cherchent une stratégie qui permettrait de l'emporter en appel et en cassation contre les attaques sans pitié des sociétés de crédit et de leurs avocats. 
En attendant, Claire, soutenue par son mari compréhensif, recueille chez elle Céline et ses enfants. 
Dans le même temps, la jeune juge apprend qu'elle est atteinte d'une tumeur incurable au cerveau. La conjonction de ces deux malheurs, celui, diffus et collectif, de la pauvreté, et celui, circonscrit et imparable, de la maladie qui frappe Claire entraine toutes sortes de réactions…

Comme on peut le penser, ce film a pour moi un retentissement particulier.
Même si ce n’est pas le thème principal du film, la question des traitements pénibles et coûteux pour prolonger de peu de mois une issue inéluctable est abordée sous ses divers aspects.
Le thème principal est en fait celui du divorce entre la loi, qui est censée défendre l’intérêt général, et la compassion, qui vient en aide aux individus. Passons sur le coté un peu invraisemblable des situations, sévèrement relevé par les critiques professionnels. Je ne retiens que les exemples des actes de certains protagonistes pour essayer d’aboutir à des situations plus humaines. Une belle histoire.



Les neiges du Kilimandjaro
FR 2011/ Robert Guédiguian /1H47
Avec : Ariane Ascaride , Gérard Meylan , Jean-Pierre Darroussin ...

Bien qu'ayant perdu son travail au chantier du port de Marseille, Michel vit heureux avec son épouse Marie-Claire. Une petite communauté avec son meilleur ami, qui est devenu son beau-frère, leurs enfants et petits -enfants. Ils donnent une fête pour leurs 40 ans de mariage et parmi les cadeaux reçoivent un coffret contenant deux billets d’avion et de l’argent pour un séjour au pied du Kilimandjaro, vieux rêve de Marie-Claire. Ce bonheur est gravement perturbé après le saucissonnage par deux hommes armés et masqués qui les molestent et s'enfuient avec un butin assez particulier  et les cartes de crédit.
Par hasard, Michel découvre que cette brutale agression a été organisée par l'un des leurs, un des jeunes ouvriers licenciés en même temps que lui... Mais Michel et Marie-Claire vont peu à peu s'apercevoir que ce dernier n'a agi que par nécessité…

Je n’avais pas envie d’aller voir ce film. En fait c’est plutôt mieux que je ne pensais, dans le genre de la série «Plus belle la vie ». Les acteurs sont excellents.
Sur le fond, on explore les thèmes de la volonté d’agir selon ses principes et selon son caractère primaire ou secondaire. Egalement la différence de vision de l’autre selon les générations. Au total l’accumulation de bons sentiments qui passent à l’action rend le récit peu réaliste, mais il en reste un catalogue de ce que nous pourrions faire à autrui et que nous ne faisons pas toujours.




** Les aventures de Tintin - Le secret de la licorne
USA 2011/ Steven Spielberg/ 1H43
Tintin, notre intrépide reporter, son fidèle compagnon Milou et son inséparable ami le Capitaine Haddock partent à la recherche d’un trésor englouti avec l’épave du trois-mâts “la Licorne”, commandé autrefois par un ancêtre du Capitaine Haddock. Mais l'abominable Sacharine interfère ...

Librement inspiré de l’album d’Hergé arrangé à la sauce Spielberg. Ce n’est pas un film d’animation mais des acteurs grimés avec des postiches ou  des têtes en latex
Les effets spéciaux sont époustouflants.

P.S. Mon gendre, qui est un spécialiste, m'a dit que ce ne sont pas des masques en latex, mais que tout étant filmé en numérique en 3D, on peut, par un traitement mathématique de l'information, déformer chaque image et obtenir le film tel qu'il sera projeté.


*** Mon pire cauchemar
FR 2011/ Anne fontaine/ 1h43
avec Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde, André Dussollier, Virginie Efira …
Elle habite avec son fils et son compagnon en face du Luxembourg... Il habite seul avec son fils à l’arrière d’une camionnette. Elle dirige une prestigieuse fondation d’art contemporain... Il vit de petits boulots et d’allocations. Elle a bac + 7... Il a failli faire 7 ans de prison. Elle tutoie le ministre de la culture ... Il tutoie toutes les bouteilles d’alcool qu’il rencontre. Bref, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais leurs enfants, eux, sont inséparables... Ils finiront par comprendre pourquoi...

J’ai bien aimé ce film au scénario improbable. On s’amuse bien. Les acteurs sont excellents comme d’habitude. Remarquez au final une jubilatoire mise en boite des bobos parisiens et du soit disant art contemporain.


**  * Polisse
2011 FR/ Maïwenn/ 2H14
Avec Karin Viard, Joey Starr, Marina Foïs …

Les policiers de la brigade des mineurs de Paris luttent contre les innombrables vicissitudes subies par les enfants : traque de pédophiles, appréhensions de parents soupçonnés de maltraitance avec témoignages d'enfants à l'appui, suivi d'adolescents pickpockets ou en dérive sexuelle. Plongés dans cet univers délétère, ces policiers tentent d'accorder leur dur labeur quotidien avec leur vie privée. Une jeune photographe est envoyée faire un reportage photo dans l'unité en charge des affaires de mœurs.

Autant que je puisse comprendre, ce film se veut un témoignage sur le difficile métier de la brigade des mineurs. On ne nous épargne aucune déviance d’adulte, ni la banalisation du sexe sur les médias qui casse le sens de la dignité individuelle de très jeunes adolescents.
Savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Il y a de nombreux policiers femmes, à la pause déjeuner on se raconte ses problèmes de couple. On se chamaille mais on s’entraide. Ceci étant, la réalisatrice a choisi de montrer une équipe de police majoritairement composée de caractériels. Où est la poule, où est l’œuf ? A chacun de conclure.
P.S. Mes amis ont trouvé que j'étais trop critique envers ce film. Je reconnais avec eux que les actrices sont remarquables. Ils m'ont convaincu d'ajouter une troisième étoile.



** La Source des femmes
2011 FR/ Radu Mihaileanu/2H15
Avec Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Biyouna …

Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. En plus de leurs tâches de mères et de ménagères, les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Les hommes, pour la plupart, méditent au soleil. 
Leila, originaire d'un autre village et jeune mariée à l’instituteur, veut faire évoluer la situation mais se heurte au poids des traditions . En désespoir de cause, soutenue par une femme âgée et respectée, elle  convainc les autres de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village.

Le film se présente lui même comme un conte oriental moderne.
C’est assez plaisant, bien que très ethnique et démonstratif. Bref un film féministe à la sauce arabique, basé paraît-il sur un fait réel survenu en Turquie en 2001 . Je conseille de lire les très intéressants commentaires du réalisateur sur les secrets de tournage.


*** La neuvième porte
1999 FR-USA-ESP/ Roman Polanski / 2H12
Avec Johnny Depp, Frank Langella, Lena Olin…

Dean Corso est un chercheur de livres rares pour collectionneurs fortunés. Sa réputation lui vaut d'être engagé par un éminent bibliophile, féru de démonologie, Boris Balkan, qui lui demande de traquer les deux derniers exemplaires du légendaire manuel d'invocation satanique, "les Neuf Portes du royaume des ombres". Corso relève le defi. De New York a Tolède, de Paris a Cintra, il s'enfonce dans un labyrinthe semé de pièges et de tentations. Il va peu a peu décrypter les énigmes du livre maudit et découvrir le veritable enjeu de sa mission.

Je l’ai vu à la télé en 2011. La critique n’était pas bonne. Personnellement, j’ai bien aimé ce thriller fantastique qui fait penser aux livres de Unberto Eco. C’est long mais on ne s’ennuie pas, surtout si l’on cherche à comprendre les arcanes du scénario, et les allégories sur la lutte du Bien et du Mal.


* Les marches du pouvoir
2011 USA/ George Clooney /1H35
Avec Ryan Gosling, George Clooney, Philip Seymour Hoffman …

Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller en communication du gouverneur Morris sous la houlette du chevronné conseiller Paul Zara.  Morris prépare la campagne des primaires pour les élections à la présidence américaine. Décidé à faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment…

Bof ! Comme l’on dit certaines de mes amies, c’est plutôt mieux que son isochrone franchouillard « L’exercice de l’Etat », surtout parce qu’à leurs yeux Geoge Clooney est plus beau que Olivier Gourmet. Pour mon goût, on peut se passer de ces films see, sex and sunlights.



**** Intouchables
2011 FR/ Eric Tolédano , Olivier Nakache/ 1H52
Avec : François Cluzet , Omar Sy …

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, est paraplégique . Il engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins qualifiée pour le job.
Ensemble ils vont faire cohabiter la musique de Vivaldi et de Earth Wind and Fire, l’humour cultivé et la vanne de banlieue , les costumes et les survêtements, l’argent et  la débrouille… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra plus forts…
Le scénario est basé sur l’histoire vraie de Pozzo di Borgo et de Abdel Sellou, jeune caïd d’une cité parisienne qui passa dix ans de sa vie à prendre soin de lui. 
« J’avais 42 ans, lui 21. Nous étions deux desperados qui cherchaient un moyen de s’en sortir : le riche tétra, fou de douleur d’avoir perdu son épouse, et le jeune caïd qui sort de taule et veut tout faire sauter, résume le milliardaire. Deux gars en marge de la société qui s’appuient l’un sur l’autre…  Même le titre du film, Intouchables, est le bon, juge le principal intéressé. Et vous savez pourquoi? A cause de la lettre S. Vous avez deux intouchables, paria chacun dans son genre, qui, pris séparément, sont infréquentables et, une fois ensemble, sont indestructibles. »


Extra ! Pour une fois, un film est complètement à la hauteur de sa promo. Omar Sy campe un personnage qui dégage une joie de vivre communicative. François Cluzet  lui donne la réplique avec un humour décalé inimitable. A voir sans faute.
J’ai vu des promos faites par les deux acteurs principaux. Humoriste de profession, Omar Sy est à la ville comme à la scène : très à l’aise mais assez nature. Par exemple quand il dédie à ses parents la video de son passage au 20heures de Claire Chazal.




* L’exercice de l’Etat
2011 FR/ Pierre Schoeller/ 1H52

Avec Olivier Gourmet, Michel Blanc, Zabou Breitman, Didier Bezace …

Le ministre des Transports Bertrand Saint-Jean est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n’a pas le choix. La suite montre le quotidien des hommes d’Etat dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique… Tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. A quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils, dans un Etat qui dévore ceux qui le servent ?

Ce film m’a paru très moyen. Apparemment, le but est d’étaler au grand jour les turpitudes de nos dirigeants, leurs luttes pour le pouvoir, le mépris du peuple qu’on manipule encore et toujours. Les idéalistes ne font pas long feu.
Au deuxième degré, quelques allégories à connotations sexuelles comme, au tout début, la scène de la femme nue et du Dieu Crocodile ou encore, plus loin, parodiant DSK, le clin d’œil appuyé du futur ministre Woessner  sur les jambes de l’assistante. Dans ce monde de mâles, la gent féminine, quel que soit son statut, n’est qu’un gibier.





** Le cochon de gaza
2011 FR/ Sylvain Estibal / 1H38

Après une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombé d'un cargo. Bien décidé à se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d'essayer de le vendre afin d'améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque …
Dans cette tragi-comédie, l'ensemble du petit peuple de Gaza, coincé entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et les diktats des islamistes aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l'unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt a tout.

J’ai bien aimé ce film, assez déjanté. Il nous montre avec un humour mordant les contradictions quotidiennes entre les nombreux protagonistes, y compris un aperçu de la fabrication d’un kamikase. Il y a une « happy end » improbable, mais on doit toujours espérer.



*** The Artist
2011 FR/ Michel Hazanavicius / 1H40
Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo …

Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

A partir d’un scénario somme toute banal, on peut faire un film attachant, sympathique clin d’œil au cinéma muet. Réalisation soignée, belle photographie, belle musique. Et surtout extraordinaire performance des deux acteurs principaux. Pour les amateurs de la lecture au second degré, on notera que l’histoire peint une femme forte, aimante et maternelle et un homme faible, séducteur et assez enfantin. L’intrigue va ainsi crescendo jusqu’au final époustouflant.




** Et maintenant on va où ?
‎2011 FR/ Nadine Labaki/  1H50

Sur le chemin qui mène au cimetière du village, des femmes en noir avancent en dansant, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d'autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d'une guerre funeste et inutile.
Dans un pays déchiré, le film raconte la détermination des femmes de différentes religions à protéger leur famille et leur village. Faisant preuve d'une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n'auront qu'un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence.

La réalisatrice libanaise participe à l’émergence du cinéma de style oriental, nerveux, truculent et poétique. Elle nous livre ici un conte moral sur fond de conflits religieux endémiques.
Maintenir l’apaisement entre des communautés musulmanes et chrétiennes qui se côtoient depuis toujours, pratiquent les mariages mixtes, se querellent puis se racommodent, demande des efforts et parfois des détours assez improbables.
Le maire, l’imam et le curé prèchent le calme. Les femmes sont naturellement des artisans de paix, surtout quand elles portent le deuil de leurs fils morts pour rien. Les hommes sont querelleurs, jouent à la guerre et finiraient par la faire pour se venger de la moindre contrariété.



*** Les hommes libres
2011 FR/ Ismael Ferroukhi / 1H39
Avec Tahar Rahim, Michael Lonsdale, Mahmud Shalaby, etc


1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police française, Younes accepte d’espionner pour leur compte à la Mosquée de Paris. La police soupçonne en effet les responsables de la Mosquée, dont le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, de délivrer de faux-papiers à des Juifs et à des résistants. 
A la mosquée, Younes rencontre le chanteur d’origine algérienne Salim Halali. Touché par sa voix et sa personnalité, Younes se lie d’amitié avec lui. Il découvre rapidement que Salim est juif. Malgré les risques encourus, Younes met alors un terme à sa collaboration avec la police. Face à la barbarie qui l’entoure, Younes, bon garçon un peu mou et sans éducation politique, se métamorphose progressivement en militant de la liberté du peuple algérien.


Contrairement à la critique, assez mitigée, j’ai bien apprécié ce film, parce qu’il montre la difficulté de faire le bon choix dans les périodes troublées. Et surtout, que nos choix dépendent de circonstances fortuites, de notre modèle intérieur éthique et de l’influence des personnes que nous rencontrons. 
La photo est très belle. Les chants d’Afrique du Nord sont attachants.
Essayez de voir dans les scènes finales, après la libération de Paris,la pérennité des fonctionnaires de Vichy, invités à la grande mosquée, qu’ils avaient fait espionner pendant l’occupation.



***Michel Petrucciani
(Documentaire)
2011 FR etc/ Michael Radford/ 1H42 


Passionné, génial, entier, amoureux de la vie et des femmes, Michel Petrucciani était tout cela à la fois. Mais il a surtout prouvé que l'homme pouvait surmonter la fatalité. Atteint de la maladie des os de verre, qui limita sa croissance, Petrucciani a toujours refusé de se complaire dans la souffrance, porté par un insatiable appétit de vivre et par le jazz qui l'habitait. A 19 ans il part aux USA, où il joue avec les plus grands jazzmen de son époque. Grâce à une sensibilité et une technique pianistique exceptionnelles il connaît un énorme succès. Epuisé, il meurt à l'âge de 36 ans d'une pneumonie. 


J’ai bien aimé ce film d’archives interessant, dont la bande-son est une anthologie des classiques du jazz. Les témoignages des quatre épouses qui ont partagé sa vie amoureuse, apparemment très riche par ailleurs, sont surprenants et émouvants.


** Stella
2008 FR/ Sylvie Verheyde/ 1H43 


En 1977, une petite fille de onze ans, dont les parents plutôt incultes tiennent tiennent un petit bistrot fréquenté par des ouvriers dans une commune de proche banlieue. Sa famille réussit à la faire entrer dans une école parisienne réputée. Les débuts sont décourageants. Elle ne comprend pas la moitié des mots utilisés par les professeurs et rien ne l’intéresse.  Les autres élèves et même les enseignants la rejette. . . Cependant,  elle se lie avec Gladys, excellente élève, fille d'intellectuels juifs argentins. Celle-ci devient sa meilleure amie et va l’aider à prendre un deuxième départ dans la vie. Le film est autobiographique. 


Je l’ai vu à la télé et j’ai bien aimé ce film intimiste. Les jeunes actrices sont extras. Tout est suggéré et chacun peut recréer sa propre adolescence. Bravo à la réalisatrice Sylvie Verheyde qui aurait mérité un palmarès plus brillant. En revanche je ne vois pas pourquoi on a attribué un César du meilleur second rôle  à Benjamin Biolay.



** Pâtée pour chat
 (téléfilm)
2008 ESP/ Carles Pastor /1H30
Avec : Roger Casamajor (Victor), Jordi Vilches (Pepe), María Almudéver (Patricia), Cristina Perales (Bibiana), Alvaro Báguena (Félix), Cristina Plazas (Sandra), Jaime Pujol (Arturo), Empar Ferrer (Matilde)

Deux amis inséparables, Pepe et Victor, l'un chômeur, l'autre chanteur travesti dans une boîte de nuit, tombent amoureux de la même femme, Patricia. Nombreux autres personnages : deux maris , leurs épouses et leurs enfants, une mère tendance abusive, des copines libérées, quelques gays… Tout ce petit monde se croise dans les travées d'un supermarché de quartier et participe au même concours de boîtes de pâtée pour chat. Quiproquos, rebondissements, espoirs et déceptions, chacun se trouve à un tournant de sa vie et doit faire des choix. 

Je l’ai vu sur ARTE et j’ai bien aimé. Bien sûr, c’est dans le style Almodovar, mais c’est bien fait. Il y a deux happy ends, dans la boite de nuit et aux caraïbes, cette dernière un peu superflue. Enfin, il fallait montrer que chacun finit par trouver son bonheur.



** HH Hitler à Hollywood 
2011 BELGE/…  Frédéric Sojcher / 2H10
Avec Maria de Medeiros, Micheline Presle, Wim Willaert… 

Lorsque Marie de Medeiros entreprend le tournage de son documentaire consacré à l'actrice Micheline Presle, elle retrouve la trace d'un cinéaste mystérieusement disparu en 1946, Luis Aramcheck. En mettant à jour un complot fomenté par Hollywood pour tuer dans l'oeuf la production cinématographique européenne d'après guerre, elle n'imagine pas que cette quête mettra sa vie en danger.

C’est un manifeste en faveur du cinéma européen vecteur de notre indépendance à l’égard des USA. Un faux-vrai documentaire, mélangé à une intrigue façon CIA dans les milieux du cinéma : acteurs, producteurs, metteurs en scène, archivistes, photographes et même collectionneurs . Mené sur un rythme haletant, l'ensemble est attachant. 
Le prétexte du portrait de l'actrice Micheline Presle débouche sur un état des lieux clair et lucide, sinon objectif, du cinéma actuel en retraçant son histoire depuis l'avant-guerre. Hollywood contre la vieille Europe n'est pas un combat qui date d'aujourd'hui. 
Un film à voir absolument pour tous les amoureux du 7ème art ...novateur dans son écriture, c'est rare, on peut en profiter...


** Le complexe du castor  (the beaver)
2011 USA/ Jodie Foster / 1H31
Avec Mel Gibson, Jodie Foster, Anton Yelchin … 

La vie de Walter n’est plus ce qu’elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s’éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s’accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu’il n’ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu’il ne peut plus vivre sans son castor…

C’est à partir d’un scénario improbable qu’on voit la différence entre une réalisatrice géniale et les seconds couteaux d’Hollywood. 
En fait le film tourne autour du mal-être dans sa peau et des accidents de la vie.  Cela peut nous arriver à tout âge, prendre des formes pathologiques comme pour Walter, ou plus bénignes comme chez son fils aîné et sa petite amie. Pour en sortir, l’amour et le respect sont plus efficaces que les séances de psy et autres thérapies.



*** Homo Faber (The voyager)

1991 RFA/... - Volker Schlöndorff – 1H50
Avec : Sam Shepard , Julie Delpy , Deborah-Lee Furness , Barbara Sukowa …

À la fin des années 1950, Walter Faber,  un ingénieur d'une cinquantaine d'années, extrêmement rationnel, décrit le monde en termes de chiffres et de probabilités. Pour sa vie personnelle, il veut exercer son libre arbitre et rester maître de choisir son destin. Mais des coïncidences de faits improbables vont le rattraper : il survit à un crash aérien ; il rencontre le frère d’un de ses camarades d’études ;  il doit aller faire une conférence à Paris et, au lieu de prendre l’avion, embarque sur un navire ;  à bord, il rencontre une jeune fille, Elisabeth, avec laquelle il entame une histoire d'amour passionnelle. Ensemble, ils vont gagner l’Italie puis la Grèce où le destin leur réserve de fâcheuses surprises…

Je viens de le voir à la télé sur ARTE. Ce film est tiré du roman éponyme de Max Frisch, un des écrivains les plus importants de la littérature allemande d’après-guerre. D’un sujet très improbable, le maître Volker Schlöndorff a fait un film fascinant. 

Schlöndorff a reçu la palme d’or du festival de Cannes en 1979 pour son film « Le Tambour ». Depuis plus rien. J’espère qu’un jour on lui  donnera un prix d’honneur pour l’ensemble de son œuvre.

Essayez de voir sur arte7.tv le documentaire sur Max Frisch avec ses textes magnifiques.


* Melancholia
(Science fiction)
2011 FR etc / Lars von Trier / 2H10
Avec John Hurt, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg

À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...

Décidement, je suis souvent déçu par les grand réalisateurs vieillisants et je n’ai pas aimé ce film. Si vous appréciez les allégories métaphysiques, vous pouvez aller le voir. La photographie est très belle. Là encore on se demande qui finance ces films apocalyptiques.



The Tree of Life
2011 USA- Terrence Malick – 2H18
Avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn…

Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

Je l’ai vu pour 3,50 €. Sincèrement ça ne vaut pas plus. Quel pathos ! On se demande qui  finance ce genre de film. Peut-être les évangélistes américains ? On nous sert une tisane à base de séquences documentaires sur le cosmos, les volcans, les tsunamis et les coulées de boue, les cellules vivantes et les dinosaures... le tout entrecoupé d’une saga familiale franchement caricaturale. La mère est aussi abandonnée à la volonté divine que la sainte Vierge, le père se prend pour Dieu, les trois garçons souffrent de l’éducation rigide dispensée par leur géniteur qu’ils redoutent et sans doute détestent. Ce sera mon mot de la fin : détestable.

Quand je pense qu’on vient de lui décerner la palme d’or à Cannes, je me rallie à la thèse du complot ! ! !


** Une Séparation
2011 IRAN/ Asghar Farhadi/ 2H03
Avec Leila Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini …

En Iran. Une femme vient devant le juge islamique réclamer un divorce et le droit d'emmener sa fille de 11 ans, arrangement que son époux Nader lui refuse. La justice déboute l'épouse qui part habiter seule ailleurs. 
Incapable de s'occuper de son vieux père atteint de la maladie d'Alzheimer, Nader doit engager une aide-soignante. Il embauche une mère de famille dans le besoin, qui accepte ce job sans l'accord de son mari, chômeur dépressif, violent, conservateur. 
Cette femme, Hodjat, est de suite confrontée à un dilemme : le vieillard se pisse dessus, elle doit le changer, le laver, lui ôter son pantalon, ce qui, en regard de ses convictions religieuses et des usages qu'elles impliquent, constitue un péché.


Pressée par la nécessité d’aller chercher sa fille à l’école, Hodjat commet une faute : elle laisse un moment le vieux dormir sans surveillance. Nader rentre avant elle. Furieux, il la licencie. Le lendemain, elle revient sonner pour être payée de ses heures de travail. Nader, prétextant qu'elle a manqué à ses devoirs, refuse de la dédommager, la repousse sur le palier. Elle tombe dans l'escalier. Elle dépose une plainte. Nader, dit-elle, l'aurait violentée et aurait provoqué une fausse couche.


Nader se retrouve devant un juge, une seconde fois. Nader savait-il qu'elle était enceinte, comme elle l'affirme ? Impossible, clame-t-il, de percevoir une grossesse chez cette femme vêtue d'un tchador. A-t-il réellement provoqué la mort de ce bébé de quatre mois et demi ? Il est menacé de prison...

Je l’ai vu à l’île de Ré. C’est une sorte de docu-fiction sur les us et coutumes de la société iranienne clivée entre catégories sociales moyen-riches et pauvres, pieux et peu-observants. Illustration de l'importance des devoirs envers la famille, de la justice islamique favorisant les mâles …


** Black Book
2006 NDL/… - Paul Verhoeven – 2H25
Avec Carice Van Houten, Sebastian Koch, Thom Hoffman… 

1944, les allemands occupent la Hollande soumise aux bombardements alliés.  La belle chanteuse Rachel Stein tente, avec un groupe de Juifs, de passer en Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les réfugiés sont abattus et dépouillés; seule Rachel échappe et assiste cachée au massacre. 
Elle rejoint alors la Résistance sous le nom d'Ellis de Vries et parvient à infiltrer le Service de Renseignements allemand en séduisant le capitaine Müntze. 

Je l'ai vu à la télévision. C’est un beau film de guerre et de résistance. Les patriotes provenant d’horizons idéologiques très divers arrivent à mener des actions ordonnées et complexes. Mais les pièges sont nombreux de part et d’autre. Qui a trahi qui ? Qui négocie avec qui ? Nombreuses péripéties et beaucoup de morts. Petit aperçu des comportements de foule à la Libération.



* Stone
2011 USA - John Curran – 1H45
Avec : Edward Norton , Robert De Niro , Milla Jovovich ... 

Alors qu'il compte impatiemment les jours qui le séparent de la retraite, Jack Mabry, agent employé au suivi des détenus, se retrouve chargé du dossier de Gérald "Stone" Creeson, afin de décider si celui-ci peut bénéficier d'une libération conditionnelle. Incarcéré pour avoir maquillé le meurtre de ses grands-parents en déclenchant un incendie, Stone doit convaincre Mabry qu'il s'est réhabilité. Mais, sentant qu'il n'a aucune chance de persuader Jack lui-même, Stone va demander à sa femme, Lucetta, de séduire l'agent.

En dépit d’un trio d’excellents acteurs, ce film est assez décevant. En filigrane le réalisateur essaie de nous montrer diverses facettes de la spiritualité : chrétienne conventionnelle, psychotique, athée etc… Le deuxième thème sous-jacent est celui de la faiblesse humaine. Les hommes naissent pécheurs. Guidés par Dieu ou par le destin ils s’efforcent d’adopter des comportements altruistes… avec plus ou moins de succès.


** Tomboy
2011 FR - Céline Sciamma- 1H22 
Avec Zoé Héran, Malonn Lévana, Jeanne Disson … 

Dans une famille ordinaire, deux enfants, Laure 10 ans, et Jeanne 6 ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à sa petite voisine Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si rien n’allait jamais révéler son secret.

C’est un film tendre, sur l’enfance et la pré-adolescence. Les acteurs sont parfaits. Il manque sans doute un peu de bouteille à la réalisatrice, le petit plus qui aurait fait passer ce film de la catégorie documentaire à celle de fiction attachante. 



** Potiche
2010 FR- François Ozon –1H43
Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini …
En 1977, dans une province française, Suzanne Pujol est l’épouse popote et soumise d’un riche industriel Robert Pujol. Il a succédé à son beau-père à la tête d’une usine de parapluies qu’il dirige d’une main de fer. Il s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu’avec ses enfants et sa femme, qu’il prend pour une potiche. À la suite d’une grève et de la séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d’action. Mais lorsque Robert revient en pleine forme et veut reprendre le pouvoir tout se complique…

Je l’ai vu avec retard. J’ai bien aimé, surtout quelques dialogues jubilatoirement corrosifs. Une trouvaille, à la fin, quand Catherine Deneuve, qui vient de se faire élire député non inscrit, chante pour ses supporters « C’est beau la vie » de Jean Ferrat au lieu des traditionnelles « Marseillaise » ou « Internationale ». D’aucunes pourraient s’en inspirer.

*** John Rabe
2011 FR/PRC/ALL - Florian Gallenberger – 2H15
Avec Ulrich Tukur, Daniel Brühl, Steve Buscemi …

Nankin, 1937. John Rabe qui vit depuis plus de trente ans dans l'ancienne capitale chinoise dirige la filiale locale de Siemens et doit rentrer à Berlin. Lors de son bal d'adieu, la ville est bombardée par l'armée japonaise. Le lendemain matin, les étrangers encore en ville divisés sur la conduite à tenir, finissent par proposer de mettre en place une zone de sécurité afin de protéger les civils chinois. John Rabe est nommé président de cette zone...

Un très beau film, sorte de documentaire sur les horreurs de la guerre sino-japonaise en 1937. C’est adapté d’une histoire vraie. En contrepoint, au moins dans quatre situations, un protagoniste est confronté à des décisions cornéliennes : suivre ses principes altruistes contre vents et marées ou accepter de transiger. Trois fois sur quatre les conséquences sont pires. Au bout du compte, la liberté de faire le bien aura « in extremis » gain de cause. Mais le générique final en rappelle le prix.

** L’autobiographie de Nicolae Ceaucescu
2011 Roumain - Andrei Ujica – 3H00
Images d’archives

Le film passe en revue la période de sa vie pendant laquelle Nicolae Ceausescu a été au pouvoir : 1965-1989. Il démontre qu’aujourd’hui, en utilisant exclusivement des images pré-existantes, il est possible de réaliser des oeuvres cinématographiques à propos de sujets récents, ayant un souffle épique similaire à celui que nous rencontrons dans les films historiques de fiction. 

Un documentaire passionnant en dépit de sa durée. Une anthologie des discours politiques d’un militant et d’un tribun qui a fréquenté tous les plus grands dirigeants de son époque. Qui a su dire le premier à l’Occident que quatre millions d’hommes vivaient dans la misère.
Mais en Roumanie comme à Rome, la roche Tarpéienne est près du Capitole. Après des années de culte de la personnalité, l’opposition intérieure prit de l’ampleur. Le régime de Ceauşescu s'effondra après qu’il ait ordonné d'ouvrir le feu sur des manifestants anti-communistes dans la ville de Timişoara. Capturé dans des circonstances pas très claires, le couple Ceaucescu a été fusillé le 25 décembre 1989, à la suite d'un procès expéditif de 55 minutes rendu par un tribunal auto-proclamé.


* Le dernier voyage de Tanya
2010 Russie - Aleksei Fedorchenko- 1H15
Avec : Yuliya Aug, Yuriy Tsurilo, Igor Sergeyev

Miron formait un couple heureux avec Tanya, son épouse. À la mort de celle-ci, il demande à son meilleur ami Aist de l’aider pour les funérailles selon le rite de la tribu russe des Méria. Miron et Aist conduisent la dépouille de Tanya sur les berges du lac de Nero, où le couple avait passé sa lune de miel. Ils vont procéder eux-mêmes à sa crémation et disperser ses cendres dans l’eau. Miron et Aist partagent leurs souvenirs et se rendent compte qu’ils aimaient cette femme tous les deux. Émouvant et poétique, Le Dernier voyage de Tanya est adapté d’une nouvelle de Denis Osokine, philologue spécialiste de la tribu des Méria.

La critique récente est très mauvaise. J’ai été intéressé par le coté reportage sur les usages funéraires d’une obscure ethnie russe en voie de disparition mais qui essaie de perpétuer ses traditions dans un contexte très contemporain.La séquence finale est un conte mystique très bien tourné.


* Coup d’éclat
2011 FR - José Alcala -  1H32
Avec Catherine Frot, Karim Seghair, Marie Raynal…

A Sète, Fabienne Bourrier, capitaine de police, passe la majeure partie de son temps à traquer les sans-papiers et clandestins de tous horizons. Sa routine policière est perturbée par la mort d’Olga, une jeune prostituée. Un suicide apparemment. Mais Olga était traquée et avait un fils, Ilan. Animée par un sentiment de compassion qui la surprend elle-même, Fabienne part sur les traces de l’enfant disparu.


Un polar au scenario hyper classique. La critique est bonne mais, personnellement, je n’ai pas été emballé. Ce n’est pas le meilleur rôle de Catherine Frot. Karim Seghair est plutôt bien.
Le film montre assez mollement les conflits entre les directives de l’autorité établie et les élans de compassion et de solidarité envers son prochain.




*** Tous les soleils
2011 FR - Philippe Claudel- 1H30
Avec : Stefano Accorsi , Clotilde Courau , Anouk Aimée ... 

Alessandro est un professeur italien de musique baroque. Veuf inconsolable, il élève seul sa fille de 15 ans, Irina, en pleine crise d’adolescence. Il héberge aussi son frère Crampone, un anarchiste un peu fou, qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux enfants  à élever. Ses cours sont pour le moins non conformistes. Alessandro est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul. Ils consacrent leurs loisirs à une chorale de musique ancienne et à l’aménagement d’une maison de week-end. Alessandro fait aussi la lecture dans les hôpitaux, mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour lui…


Un beau film plein de sensibilité, qui parle de l’amour, de l’amitié, de la relation à l’autre, à son conjoint, à ses enfants, à ses frères et sœurs. Le contrepoint avec le frère anti-Berlusconi apporte une touche déjantée un  peu longue parfois. A voir absolument.


*** Si tu meurs, je te tue
2011 FR - Hiner Saleem – 1H30
Avec Jonathan Zaccaï, Golshifteh Farahani, Özz Nüjen…

Philippe, qui vient de sortir de prison, rencontre Avdal, un kurde qui arrive de Belgique où il devait exécuter un criminel de guerre irakien. Les deux hommes isolés dans Paris se rencontrent dans un bar et finissent par se lier d’amitié. Avdal, rêve de rester en France et demande à Philippe de lui trouver un travail. Il doit aller à Roissy  attendre sa fiancée, Siba, qui vient le rejoindre à Paris. 
Le jour de l’arrivée de la fiancée, Avdal fait un infarctus et meurt à l’hôpital où Philippe l’a conduit. Ce dernier essaie de téléphoner à la famille de Siba, mais la barrière de la langue l’empêche de les informer. Pressé par la morgue,  il finit par faire incinérer la dépouille d’Avdal pour lui éviter la fosse commune.
Il cherche des Kurdes dans le 9ème arrondissement  pour faire passer la nouvelle à Siba.  De son coté, Siba se met à chercher Avdal dans le quarier kurde autour de la gare du Nord. Elle tombe sur le même groupe de Kurdes qui a aidé Philippe. Cheto, le père d’Avdal, arrive également à Paris…

Encore un beau film plein de sensibilité, qui parle aussi de l’amour et de l’amitié, mais dans un contexte à deux cultures très dissemblables. Chacun a des pulsions dictées par ses hormones et ses traditions mais finit par y poser des limites pour respecter les aspirations de l’autre. C’est ça la civilisation. A voir absolument.

*** Les femmes du 6ème étage
2011 FR-  Philippe LE GUAY – 1H46
Avec : Fabrice Luchini , Sandrine Kiberlain , Carmen Maura ... 

Paris, dans les années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?

Un comédie pleine de fantaisie, mais aussi une leçon de vivre ensemble. J’adore Lucchini. Sandrine Kiberlain a le rôle ingrat de la grande bourgeoise bien formatée. Allez le voir vous ne serez pas déçus.


**** Le discours d’un roi
2011 UK- Tom Hooper – 1H58 

D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Edouard VIII. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

Ce film est très bien de tous les points de vue. A voir absolument et en V.O. 
Les sous titres sont faciles à suivre.


*** We want sex equality
2011 UK -Nigel Cole - 1h53 

Au printemps 1968, en Angleterre, une ouvrière à l’atelier de sellerie automobile de Ford à Daggenham découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant pour elle et ses copines, elle va tout simplement changer le monde... 

Belle histoire tirée d’un fait réel paraît-il. Toute nouvelle liberté doit être conquise de haute lutte. Allez le voir vous ne serez pas déçus 

*  Chez Gino
2011 FR/SP – Samuel Benchetrit - 1H30

Histoire abracadabrantesque d’un patron de pizzeria bruxelloise en perte  de vitesse et en passe de se faire racketter.  Ses cousins, une famille italienne où l’on exerce le métier de Parrain de père en fils, perdus de vue depuis longtemps lui annoncent un héritage de son oncle à condition qu’il fasse ses preuves de mafieux. Comme le dénommé Gino est un mou, il engage un réalisateur de films publicitaires au rabais pour tourner un documentaire narrant des exploits ultra-violents imaginaires…

C’est gentillet. Relativement amusant. Il manque la truculence des films de Kusturica. On peut s’en dispenser et attendre qu’il passe à la télé ;

** Paul
2011 FR/US/ etc - Greg Mottola  - 1H42
Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, collabore avec le gouvernement américain et  travaille à l'abri des regards dans une base militaire ultra secrète... après lui avoir soutiré toutes les informations intéressantes, ce il décide de se débarrasser de lui. Paul réussit alors à s'échapper et tombe nez à nez avec deux adolescents attardés fans de science-fiction qui sillonnent les États-Unis en camping car. Paul va les convaincre de l'emmener avec eux et de l'aider à quitter la terre...

C’est un road-movie télescopé avec une histoire de science-fiction. Le mélange donne du piment à un scénario somme-toute banal sur l’amitié et la fraternité. Si on aime les films déjantés on peut le voir avec  plaisir. L’extra terrestre parle parfaitement anglais avec un vocabulaire ordurier à souhait.

** Les yeux de sa mère
2010 FR/BEL - Thierry Klifa – 1H45
Avec Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Marisa Paredès…

Un écrivain poussé par son éditrice et en mal d'inspiration infiltre la vie d'une célèbre présentatrice de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Peu à peu on découvre la face cachée d’une famille bourgeoise et complexe...

Mes copains n’aiment pas Catherine Deneuve. Il est vrai qu’elle est chargée de camper un personnage antipathique, sorte de mécanique centrée sur l’obtention de résultats matériels. Les autres personnages sont plus humains, un peu caricaturaux, sauf la grand-mère Marisa Paredès toujours très juste.
Conclusion : honorable sans plus.

** L’agence
2011 US - George Nolfi - 1H45
Avec : Matt Damon , Emily Blunt , John Slattery ...

David Norris est un homme politique ambitieux qui s'apprête à siéger au Sénat quand il fait la connaissance d'une éblouissante danseuse étoile, Elise Sellas. C'est le coup de foudre, mais David s'aperçoit rapidement que de mystérieux hommes conspirent à le séparer de l'objet de son affection.Il prend conscience que ses adversaires ne sont autres que les agents du Destin - les hommes de L'Agence - qui feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher son union avec Elise. Face à une adversité écrasante, David doit choisir entre perdre l'être aimé et accepter le sort qui lui est dicté ou tout risquer pour échapper à cette destinée.

Un film assez surprenant sur le thème de la prédestination et du libre arbitre. En creusant on peut y trouver des connotations Jansénistes. C’est très bien filmé, mais au début on se perd entre les plans. Les voies du Seigneur sont impénétrables.


** Le nom des gens
2011 FR - Michel Leclerc – 1H44
Avec Jacques Gamblin, Sara Forestier, Zinedine Soualem…

Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l'engagement politique puisqu'elle n'hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause - ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu'en gros, tous les gens de droite sont concernés. En règle générale, elle obtient de bons résultats et tient un pressbook des traders qui se sont convertis en éleveurs de moutons au Larzac. Jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin, comme celui des cuisines, quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu'avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les apparences sont trompeuses et un nom peut en cacher un autre...

Un petit film assez bien troussé. On ne s’ennuie pas, même si on aurait pu faire plus court au milieu. Les deux acteurs principaux sont excellents.


*** Au delà
2010 US - Clint Eastwood -  2H08
Avec Matt Damon, Cécile de France, Thierry Neuvic…

C’est l'histoire de trois personnes hantées par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George est un Américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de medium dont il voudrait bien se débarrasser  pour enfin mener une vie normale. Marie, journaliste française, est confrontée à une expérience de mort imminente dans le tsunami de Thaïlande qui l’a durablement perturbée. Marcus, un jeune garçon de Londres, perd son frère jumeau et cherche désespérément à entrer en contact avec lui. 
Leurs trois destinées vont finir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l'au-delà.

En bref, l’au-delà de ce film est celui décrit par les personnes qui sont ressorties du coma, qui sont revenues d’une Near Death Experience. C’est plutôt bien fait. Un des meilleurs rôles de Cécile de France. Thierry Neuvic, le jeune garçon est également très attachant. Le film aurait pu être un peu plus court. A signaler qu’une partie de la musique, envoûtante, est aussi signée Clint Eastwood.



** Ma part du gâteau
2011 FR - Cédric Klapisch – 1H49
Avec Karin Viard, Gilles Lellouche, Audrey Lamy …

Une ouvrière, prénommée France, vit à Dunkerque avec ses trois filles.
Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien. Cet homme, Steve est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris.
Les deux individus vont se côtoyer. France, devenue gouvernante du jeune fils de son patron, va découvrir des gens qui vivent dans le super luxe. Elle va finir par découvrir que Steve, fort séduisant et sympathique, est en partie responsable de la faillite de son ancienne entreprise. Tout se gâte…

La mode est de faire des montages non linéaires, morcelés à l’envie. Dans le cas particulier cela montre à merveille que  l’univers des ouvriers et l’univers des traders se côtoient en s’ignorant. La fin est très sombre. Comme dit la chanson « car c’est toujours le pauv’ouvrier qui trinque … ». Deux caricatures peut être, mais sait-on jamais.


** Je n’ai rien oublié
2011 FR - Bruno Chiche – 1H33
Avec Gérard Depardieu, Françoise Fabian, Niels Arestrup, Alexandra Maria Lara, Nathalie Baye …

Conrad Lang est atteint de la maladie d'Alzheimer et va renouer avec des souvenirs de plus en plus lointains qui le ramènent vers sa petite enfance. Il est entretenu comme gardien de résidence secondaire dans une famille très riche, dirigée par une matriarche, veuve et diabétique . Son fils, Thomas Senn, la soixantaine alcoolique, a été le compagnon de jeux de Conrad mais cultive une amnésie sélective. En fouillant involontairement dans les tréfonds de sa mémoire Conrad finira par mettre à jour un secret de famille.

Finalement la maladie d’Alzheimer est plutôt le prétexte à une énigme façon Simenon. Au début du film Gérard Depardieu est diforme, à la fin il devient presque beau. Le film est plutôt bien fait. On peut voir à la rigueur


** Prête moi ta main
2006 FR - Eric Lartigau – 1H30
Avec Alain Chabat, Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont …

Luis (Alain Chabat), quadragénaire et "nez" chez un parfumeur, vit au milieu de sa mère et ses cinq sœurs. Ces six femmes forment un véritable clan qui prend toutes les décisions pour l'ensemble de la famille. Elles décident donc qu'il doit prendre une épouse.
Luis élabore alors un plan imparable afin qu'on ne lui parle plus jamais de mariage : engager une femme parfaite, qu'il paiera pour passer pour sa fiancée, mais  qui devra faire défaut  le jour du mariage.
Malheureusement, Emma (Charlotte Gainsbourg) sera plus que parfaite, elle enchantera la famille qui sera persuadée que cette rupture de dernière minute ne peut être causée que par l'infidélité de Luis. Ses sœurs l'obligeront donc à tout faire pour récupérer Emma. Pour s'en sortir, Luis échafaude  un second plan : payer à nouveau Emma afin qu’elle soit la plus désagréable possible…

Je crois que je l’ai vu à la télévision. Je l’ai trouvé très amusant.
Dans mon subconscient, je le rapproche -  en mieux - de « La fille de Monaco » 2008 FR dont j’ai déjà rendu compte pat ailleurs.






*******************************

Pour poster un commentaire, vous devez être inscrit sur BLOGGER

mercredi 13 janvier 2010

2010




** Tout ce qui brille
2010 FR-Géraldine Nakache , Hervé Mimran-1H40
Lila et Ely vivent à Puteaux, de l'autre côté du pont qui les sépare de Paris. Comme deux soeurs, elles partagent tout et rêvent ensemble d'une autre vie et des dernières chaussures tendance. De petites embrouilles en gros mensonges, elles vont tout faire pour essayer de pénétrer un monde qui n'est pas le leur, un monde de luxe et de faste, là où tout leur semble possible. Les deux amies vont vite devoir faire un choix entre leurs rêves de fètes (tefe dans le texte) et un besoin d'évoluer dans une vie sans mensonges. Un parcours vers la maturité qui mettra à rude épreuve une amitié a priori inoxydable ...

Nicole et moi avons bien aimé ce film sans prétentions, assez tendre malgré le déferlement de verlan et de gros mots. Cinématographiquement, c’est plutôt mieux que « La graine et le mulet ».

* Greenzone
2010 USA-paul Greengrass-1H55
En 2003, Roy Miller, un jeune sous-officier, et son unité sont envoyés dans le désert irakien pour trouver les armes de destruction massive qui y seraient stockées. Au péril de leur vie, ils visitent des sites signalés comme dangereux, mais ne découvrent rien. Peu à  peu,  il prend conscience qu’il s’agit d'une incroyable machination basée sur sur des informations transmises par des contacts ayant chacun des motivations différentes…


Nicole et moi savions que nous allions voir un film d’action. Nous avons été servis. Le soldat américain est doté d’un environnement technologique impressionnant. A part cela il est parfois difficile de suivre qui trahit qui et qui tue qui. C’est répétitif et désespérant, comme la guerre sans doute. Il parait que c'est une histoire vraie.





** L’immortel
2010 FR – Richard Berry- 1H55
D’après un roman inspiré de la guerre des gangs qui eut lieu à Marseille à la fin des années 70. 
Charlie Matteï [Jean Reno], a tourné la page de son passé maffieux et mène une paisible vie de famille. Pourtant, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir et mériter à nouveau son surnom l'Immortel... La  guerre des gangs reprend…


Dans le genre film d’action, c’est bien fait. Beaucoup d’hémoglobine. On peut voir si on aime ce genre qui a remplacé le western.

** La rafle
2010 FR - Roselyne Bosch – 1H55
A Paris sous le gouvernement de Vichy, qui a déjà promulgué depuis deux ans les « lois juives » faisant obligation de déclarer sa filiation, interdisant l’accès de nombreuses professions et imposant le port de l’étoile jaune, une petite communauté juive vit sur la butte Montmartre, en règle avec la loi pensent-ils. 
Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, ou leur sort bascule... 
Du Vélodrome d'hiver, où 13.000 juifs, hommes, femmes et enfants, sont raflés et entassés, au camp de Beaune-la-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, 'La Rafle' suit les destins des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré, ceux qui ont exécuté, ceux qui ont eu confiance, ceux qui ont fui, ceux qui se sont opposés. 
Toutes les personnes du film ont existé. Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.


Personnellement, ma première réaction a été de ressentir une grande honte pour tout ce qui s’est passé à cette époque. Nicole a regretté la façon dont ce sujet grave était traité : mélange constant entre pédagogie et mélo. « La rafle » restera un film du niveau série télévisée.  Le sujet méritait mieux.








* Soul kitchen
2010 ALL -Fatih Akin –1H39

Soul Kitchen, c’est un restaurant dans un ancien entrepôt deHambourg, créé par un jeune Grec, Zinos Kazantsakis. L’enseigne est un clin d’œil à la soul music. Des titres de Quincy Jones et de Kool and the Gang rythment le film. 
Au départ, le Soul Kitchen sert de cantine aux travailleurs de la zone industrielle. Le personnel se réduit à un cuisinier professionnel, une caissière et un serveur. En cuisine on utilise surtout des surgelés sans porter grande attention à l’hygiène. Le chef désabusé essaie de faire au mieux. En dehors des heures de repas, un coin de la vaste salle sert de lieu de répétition pour Lutz, le serveur, et son groupe de rock. Un vieux marin logé sur place fait office de gardien de nuit… 
Zinos gentil garçon, un peu dépassé par les évènements, est amené à embaucher  un nouveau cuisinier, talentueux et caractériel. Les habitués de son restaurant boudent la cuisine gastronomique et désertent. C’est la faillite assurée.
Non, car, grâce aux fans du groupe de rock, la clientèle change et l’argent rentre avec les nouveaux plats à la carte.  Apparaît aussi Ilias, un autre gentil garçon qui n’a jamais rien fait si ce n’est fréquenter des cambrioleurs et purger une peine de prison. 
Zinos traverse une mauvaise passe : sa copine Nadine est partie travailler Shanghai, et il a des problèmes de hernie discale.  Heureusement il y a une gentille kinésithérapeute !
Zinos finit par se décider  à rejoindre Nadine en Chine.  Il confie son restaurant à son frère Illias.  Ces deux décisions se révèlent désastreuses : Illias perd le restaurant au jeu contre un promoteur immobilier maffieux, et Nadine a refait sa vie .
Mais les deux frères ont peut-être encore une chance de sauver le Soul Kitchen…

Ce film a eu un grand succès en Allemagne. J’ai voulu le voir parce qu’on avait beaucoup aimé « De l’autre coté » du même réalisateur. Je l’ai vu avec un copain. Sans dire que c’est mauvais, nous avons trouvé que l’histoire était bien compliquée et un peu fouillis. Néanmoins ça peut plaire à certains qui supportent bien les allers retours entre musique disco et groupe de rock live. 











*** Fleur du désert
2010 USA/ALL – réalisatrice Sherry Hormann - 2H00
En Somalie, Waris connaît une enfance rude mais heureuse dans une famille de nomades. Mais quand son père décide, selon la coutume, de la marier à l'âge de 13 ans , Waris s’enfuit  à travers le désert. Elle retrouve sa grand-mère à Mogadiscio qui lui fait quitter le pays en lui trouvant un emploi de "bonne à tout faire" à l'ambassade de Somalie à Londres. Waris y travaille pendant six ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur. 
Quand l'ambassade ferme. Waris Dirrie erre dans les rues de Londres, ne sachant que quelques mots d'anglais. Elle rencontre une sorte de punkie, Marilyn, avec qui elle se lie d'amitié. Waris trouve un petit boulot dans un fast food, où elle est remarquée par un célèbre photographe de mode. Grâce à lui, elle est engagée par une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top model international...


Je voulais voir ce film suite au passage à la télé de l’actrice principale.  Moi qui n’aime pas les films longs, je suis resté sous le charme tout du long.  Liya Kebede, qui joue le rôle de Waris Dirrie, est spendide. Bravo à la réalisatrice qui a su montrer la noblesse intérieure de cette descendante de la reine de Saba.  Le tout soutenu par une très belle musique.Le plaidoyer final contre l’excision est bouleversant.

Le film est adapté de l’autobiographie de la véritable Warris Dirrie publiée en 1997 sous le même titre. A voir absolument, sans tenir compte des critiques négatives parues dans la presse


Chicas






2010 FR – Yasmina Reza – 1H24
Pilar est espagnole et veuve. Elle a élevé ses trois filles en France. Amoureuse de Fernand, le gérant de son immeuble, elle organise chez elle un déjeuner de présentation. Une réunion improbable où la folie familiale l’emporte.
Bien que ce film soit court, on s’ennuie à mourir. On a même regretté le tarif réduit à 3,50 € . Allez plutôt revoir « Volver ».


** Une éducation
2010 USA - Lone Scherfig – 1H35
1961, Jenny a 16 ans. Elève brillante, elle se prépare à intégrer Oxford. Conflits générationnels entre des parents pour qui l'entrée à la prestigieuse université est le moyen de se trouver un bon mari, et une jeune fille qui se rêve aussi sophistiquée et cultivée qu'une Française. Sa rencontre avec un homme deux fois plus âgé va tout remettre en cause.
Dans une Angleterre encore puritaine  qui va bientôt connaître  la folie des années 1960, Jenny va découvrir la grande vie avec des adultes esthètes et insouciants, l'amour  et son rêve : un voyage à Paris. Mais une réalité plus sordide se révèle, Jenny va devoir faire face et choisir son existence.

Nicole et moi avons bien aimé ce film qui aurait pu aussi bien s’appeler « Une  éducation sentimentale ». 

Les clins d’œil aux films d’Audrey Hepburn sur les quais de Seine à Paris sont esthétiques mais n’apportent pas grand chose à l’histoire.

** A serious man
2010 USA – Ethan et Joël Cohen – 1H45
En 1967, Larry Gopnik, un professeur de physique quantique juif, étouffé par l’absurdité de son quotidien, voit sa vie se dégrader après que sa femme ait décidé de le quitter et que son frère, socialement inadapté, refuse de quitter la maison. Le film décrit également la mentalité d’une communauté juive dans une ville moyenne de l’Amérique profonde :  humour et fatalisme. Le principe d’incertitude énoncé par Eisenberg appliqué aux affaires de l’âme !

Nicole et moi avons bien aimé, en dépit de la mise en scène un peu touffue. Apporte à nous autres goys une certaine compréhension de l’âme juive.


<







*** Ghost writer
2010 FR – Roman Polansky – 2H08
Un ancien premier ministre britannique Adam Lang [Pierce Brosnan] rédige ses mémoires avec l’aide d’un professionnel de l’écriture, un ''écrivain fantôme''. Adam Lang circule beaucoup entre Londres et les USA où il dispose d’une maison ultra sécurisée, sur une ile isolée au large de Boston, peut être Martha’s Vineyard ou Nantucket, propice à la rédaction de ses mémoires. 
Suite à la disparition tragique de ce premier collaborateur, la maison d’édition londonienne  engage un autre ''nègre'' littéraire anglais [Ewan McGregor] et l’envoie de toute urgence aux USA. 
Peu à peu le suspense s’installe : le ''nègre'' apprend ainsi que son prédécesseur est mort dans un accident assez mystérieux... Adam Lang déjà  controversé pour ses prises de positions à la botte des Etats-Unis est en passe d’être inculpé par le Tribunal Pénal International de La Haye pour complicité  dans les crimes de guerre en Irak .
Le nouveau ''nègre''  se retrouve pris dans une machination qui le dépasse. Des évènements inquiétants à la Hitchcock se succèdent … 

Nicole et moi avons été enchantés par ce film, même si en y réfléchissant juste après la séance on n’arrive pas à reconstituer toute la logique de qui est ami et qui est ennemi. La scène finale est géniale et porte la patte des grands réalisateurs.


La connotation politique avec la mise en cause récente de Tony Blair paraît évidente. Mais aussi en filigrane la dénonciation des méthodes de la CIA et des juges médiatiques. Qui tire les ficelles ? 
En tous cas on comprend mieux pourquoi ils ne lui ont rien donné aux OSCARS ! A voir absolument.









* L’arbre et la forêt
2010 FR - Olivier Ducastel, Jacques Martineau – 1H37
Frédéric [Guy Marchand] et sa femme Marianne [Françoise Fabian] sont sylviculteurs et ont eu deux fils assez éloignés Charles et Guillaume . 
A la mort de Charles, son père ne vient pas aux obsèques. Son retour d’un mystérieux voyage  déclenche les vives remontrances de son second fils Guillaume, alcoolique et raté. Son épouse Marianne prend la défense de Frédéric, suivie par Elisabeth, l’ex épouse de Charles et par Delphine leur  fille. On découvre peu à peu les liens complexes qui existent entre Frédéric et Marianne. Frédéric est un original qui cultive un secret depuis près de 50 ans. Il finit par révéler à ses proches ce qu'il n'avait jamais pu dire. A l'âge de 20 ans, Frédéric a été déporté par les nazis et interné au camp de Schirmeck, dans les Vosges, pour homosexualité. Après la guerre, il s'est marié, espérant enfouir à jamais cette histoire…

Ce film a le grand mérite de ne pas être trop long. Tout serait bien, sauf que ça manque de consistance dramatique. Trop invraisemblable dans les détails. L’acteur qui joue le second fils Guillaume en fait des tonnes. Du coup j’ai mis une étoile supplémentaire au film de Coppola «  2009 Tetro ».


**Océans
2010 FR- Jacques Perrin & Jacques Cluzaud – 1H43
Documentaire
Le film 'Océans' c'est être poisson parmi les poissons. Après 'Microcosmos', 'Himalaya' et 'Le Peuple migrateur', Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées. 'Océans' s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question :

 'L' océan ? C'est quoi l'océan ? '

Nicole l’a vu avec Elie et Romain. Tous l’ont bien aimé. Je l’ai vu aussi dans le cadre du Printemps du cinéma. Les animaux marins  sont surprenants à souhait. Images magnifiques. Dommage qu’il y ait  un peu trop de dauphins et de baleines. 













La régate
2010 FR– Bernard Bellefroid – 1H30
Alexandre a 15 ans et vit seul avec son père dans les coups et la violence. Cet été, il travaille comme ré-assortisseur dans le même supermarché que son père. Pour échapper à ce quotidien sans répit, Alexandre va faire de l'aviron sur la Meuse et il n'a qu'une obsession, gagner seul et à tout prix les championnats de Belgique. Son entraîneur Sergi, son coéquipier imposé Pablo et Murielle  la jeune fille dont il est amoureux, vont permettre à Alex de redécouvrir les valeurs humaines qu’il avait perdues.... Un long et difficile apprentissage. 

Nicole et moi n’avons pas beaucoup aimé ce film. Histoire trop invraisemblable. Sur un thème voisin de celui de « Welcome », c’est beaucoup moins bien. On peut s’abstenir.


* Tsar
2010 RUSSIE- Pavel Lounguine – 1H56
Année 1565. Ivan le Terrible, tsar de Russie, subit une défaite dans la longue guerre qui l'oppose à la Pologne. Il ne voit autour de lui que trahison. Sa garde personnelle, 'les Chiens du tsar', plonge la Russie dans un bain de sang. Effaré, le métropolite - le chef de l'Eglise russe - se réfugie dans un monastère.
Ivan le Terrible imbibé d'obscurantisme mystique a une conception absolutiste de l'autorité et se veut dépositaire de la volonté divine; une tyrannie aveugle qui n'est évidemment pas sans rappeler la période stalinienne. Croyant comprendre et interpréter les signes envoyés par Dieu, il voit le Jugement dernier approcher. Il envoie alors chercher Filippi, son ami d'enfance, supérieur du monastère des îles Solovki, et le sacre métropolite. Ce dernier, en tentant de sauver les innocents de la cruauté du tsar, devient de plus en plus incompatible avec le pouvoir du Tsar...

Nous avons voulu voir ce film parce qu’il est du même réalisateur que « l’Ile ».

Dans « Tsar », Lounguine continue d'explorer la confrontation du pouvoir et de la religion, l’opposition entre le mysticisme obscurantiste et la spiritualité humaniste.
Malheureusement, il verse rapidement dans une accumulation ennuyeuse de tortures, d'humiliations, de prières et de massacres. Malgré l’excellente interprétation des deux héros principaux, au total c’est un peu raté.


* Sumo
2010 ISRAEL –   -1H30
Quatre amis obèses, originaires de la ville de Ramla, en Israël, ne supportent plus le régime alimentaire qu'on leur impose. L'un d'eux, Herzl, alors qu'il fait la plonge dans un restaurant japonais, découvre la culture sumo par l'intermédiaire du gérant Kitano, ancien entraîneur exilé en Israël après ses déboires avec les yakusas. Herzl, qui tombe littéralement amoureux de ce sport, propose à Kitano de l'entraîner lui et sa bande de copains...

Nicole n’a pas trop aimé. Moi j’ai adoré ce petit film assez amusant  et sans prétentions.


* Une vie toute neuve
2010 FR / SudCorée - Ounie Lecomte – 1H32

Séoul, 1975. Jinhee est une petite fille de 9 ans. Son père, remarié, la place dans un orphelinat tenu par des sœurs catholiques en attente d'une famille d’adoption. Jinhee résiste, car elle sait que la sortie vers une vie toute neuve la séparera à jamais de son père. Au fil des saisons, la vie dans l’orphelinat se déroule en douceur avec ses petites joies, ses espoirs et ses chagrins. Chaque départ d’un enfant adopté laisse entrevoir une part de rêve, mais brise aussi les amitiés à peine nées. Celles qui restent chantent à leur camarade adoptée une comptine d'adieu.

Ce film est une sorte de documentaire-fiction. Cinématographiquement, il est un peu répétitif, mais c’est sans doute un effet voulu pour montrer la monotonie de la vie en orphelinat. Le grand intérêt du film est qu’il montre les états d’âme de diverses petites filles selon leur âge et leur caractère. En filigrane le comportement des parents candidats à l’adoption d’enfants.
Je suis sûr que ce film restera une référence pour les écoles de pédopsychiatres et les familles d’adoption.


*** Invictus
2010 USA – Clint Eastwood – 2H10

En 1994, sous la pression de la communauté internationale, l’Afrique du Sud se résout à organiser des élections au suffrage universel. Le leader noir Nelson Mandela qui vient de passer 27 ans en prison est élu triomphalement à la Présidence de la République. Mais arrivera-t-il à gouverner un pays profondément divisé sur le plan racial et économique ?

Contre l’avis de ses propres amis politiques, il cherche à réduire la haine, le mépris et la peur hérités des décennies d'apartheid.Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen quelle que soit sa race ou sa condition un motif de fierté nationale, Nelson Mandela mise sur la coupe du monde de rugby et sur Francois Pienaar le capitaine afrikaner de l'équipe nationale, les Springboks, qui fut longtemps l'un des symboles de la minorité blanche sud-africaine…


Le succès de ce film en salle est bien mérité. Norman Freeman campe une extraordinaire icône de Nelson Mandela. Les matchs de rugby sont d’un réalisme saisissant. Un film à faire voir à nos jeunes de tous âges pour la belle leçon d'humanisme qu'il nous donne …


** Bright star
2010 UK – Jane Campion – 2H00

Londres, 1818. Le jeune poète de 23 ans, John Keats, habite avec son meilleur ami, Charles Brown, qui lui sert de mentor. Ils logent dans un appartement attenant à la maison de Madame Brawne qui vit chichement avec ses trois enfants. Keats et la fille ainée de sa voisine, Fanny Brawne, qui fait de la couture pour devenir modéliste, élégante et effrontée, pas du tout impressionnée par la littérature, se sentent attirés l’un vers l’autre. Mais John Keats est pauvre et doit assurer la charge de son jeune frère malade. Il est touché par les efforts que déploie Fanny pour l'aider à soigner son frère, et il accepte de lui enseigner la poésie. Charles en est jaloux.
Après la mort de son jeune frère, Keats tombe malade à son tour. Le médecin lui prescrit de passer l’hiver en Italie. Les amis de Keats se cotisent pour financer ce séjour. Les jeux de l’amour et du hasard font que le trio fusionnel doit se séparer. Mais la phtysie emportera Keats à Rome sans qu’il ait revu l’Angleterre.


On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais on ne peut pas dire que soit bon non plus. La première partie est assez languissante. La deuxième partie est plus soutenue. Un peu dommage, car la courte vie de Keats est une belle histoire. Le film comporte des extraits des poèmes et de la correspondance de Keats, ce qui donne envie d’en découvrir plus en feuilletant click to look inside.




*******************************

Pour poster un commentaire, vous devez être inscrit sur BLOGGER